31 octobre 2015

Expositions des œuvres de Patrick Bernatchez


Le Musée d’art contemporain de Montréal présente une exposition captivante de l’artiste québécois Patrick Bernatchez, du 17 octobre 2015 au 10 janvier 2016. Intitulée Les temps inachevés, l’exposition comprend deux parties: Chrysalides, 2006-2013 et Lost in Time, 2009-2015. Auparavant, en 2011, des œuvres de cet artiste multidisciplinaire avaient été exposées à la Galerie de l’UQÀM. Voici quelques références dédiées à ces deux expositions. Ce répertoire sera mis à jour au cours de l’exposition se déroulant au MACM.

Exposition de 2011

L’exposition Lost in Time s’est déroulée du 21 octobre au 3 décembre 2011 à la Galerie de l’UQÀM (Université du Québec à Montréal).

Livre

Boucher, Mélanie; Michel Marie, Michel; Schütze, Bernard. - Patrick Bernatchez. Lost in Time. - Préface de Louise Déry. - Montréal: Galerie de l’UQÀM, 2012. - 128p. - ISBN 978-2-920325-3. - BAnQ: 709.2 B524b 2012. - [Catalogue de l’exposition].

Mémoire

Philippon, Anne. - Étude comparative de la réactivation du motif de la vanité dans la pratique contemporaine. - Mémoire de maîtrise en études des arts, Université du Québec à Montréal (UQÀM), octobre 2013. - 115p.

Articles

Patrick Bernatchez. Lost in Time (Mélanie Boucher, commissaire, Galerie de l’UQÀM)
À la recherche du temps perdu (Claude Gauvreau, Journal L'UQAM, vol. XXXVIII, n° 5 (31 octobre 2011)
Patrick Bernatchez. Lost in Time (Vidéo de 7:40 min mise en ligne le 16 décembre 2011, Galerie de l’UQÀM)
Patrick Bernatchez «Lost In Time» (Eloi Desjardins, Un show de mot'arts, 28 décembre 2011)

Exposition de 2015

L’exposition Les temps inachevés se déroule du 17 octobre 2015 au 10 janvier 2016 au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM).

Livre

Patrick Bernatchez et al. - Les temps inachevés. - Luxembourg / Montréal: Casino Luxembourg / Musée d’art contemporain de Montréal, 2015. - ISBN 978-99959-30-27-1. - BAnQ: à venir. - [Catalogue de l’exposition].

Disque

Murcof - Lost in Time (Album double avec disques vinyles 33 tours, environ 63 min)

Articles

Les temps inachevés (Casino Luxembourg, 27 septembre 2014 au 4 janvier 2015)
Saison 2015 du MAC: la signature Zeppetelli (Éric Clément, La Presse, 21 janvier 2015)
Les Temps inachevés (Lesley Johnstone, Le Magazine du Musée d’art contemporain de Montréal, vol. 26, n° 2, automne 2015, format pdf)
L’odyssée de Patrick Bernatchez, enfin au musée (Jérôme Delgado, Le Devoir, 17 octobre 2015)
Le MAC, de New York à Montréal (Éric Clément et Mario Cloutier, La Presse, 17 octobre 2015)
Boucles temporelles et mutations en trois tons au MAC (Marie-Ève Charron, Le Devoir, 31 octobre 2015)

Sur la Toile

Patrick Bernatchez (Site de l’artiste)

Image

Lost in Time (Patrick Bernatchez) [extrait] - Photo prise au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), par Claude Trudel, le 30 octobre 2015.

Remarque

Les quotidiens et les revues peuvent être consultés à la Grande Bibliothèque et dans les Bibliothèques de Montréal.

24 octobre 2015

Érythrée sous régime totalitaire


La nouvelle publication de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Franck Gouéry, maîtres de conférences à Sciences-Po, est un livre à thèse sur l’Érythrée contemporaine (1961-2015).

L’introduction est constituée de trois parties. La première aborde des considérations relatives à l’historiographie sur le totalitarisme. La deuxième présente un survol de l’histoire récente de l’Érythrée. La troisième identifie les trois parties de la monographie: la jeunesse, la maturité et la déchéance du régime totalitaire érythréen.

Partie I - Les germes

Le développement du totalitarisme en Érythrée est abordé en deux phases. Une période de gestation caractérisée par l’accumulation primitive du capital (1961-1991), suivie d’une période de croissance pendant laquelle le pouvoir se consolide (1991-2001).

Partie II - La dérive

Les trois étapes de la dérive du régime totalitaire sont successivement décrites: l’isolation du monde extérieur, la transformation des sujets en objets, l’endoctrinent des individus réduits à du matériau humain.

Le passage sur l’extractivisme mérite d’être signalé (p. 187-189).

Partie III - Les failles

Plusieurs manifestations de la déchéance du régime sont analysées: l’exil massif des jeunes, la faillite économique, les divisions religieuses et la contestation croissante.

Le livre est complété par des outils de repérage: la liste des abréviations, la bibliographie (32 pages), la légende du cahier iconographique (cartes et photos), les crédits et la table des matières. Une carte des groupes ethnolinguistiques est aussi affichée sur la page 110.

Commentaire

Les événements datés abondent dans le récit, mais il ne s’agit pas d’un livre d’histoire. L’ouvrage est plutôt un reportage, une longue démonstration, références bibliographiques et photos à l’appui. La vision idéologique affirmée des auteurs cadre le récit et le rend moralisateur et polémiste, voire pamphlétaire. Les auteurs en sont d’ailleurs conscients, comme en témoigne la phrase initiale de leur introduction: «La question totalitaire est prise aujourd’hui entre enfermement dans le passé et simplification du présent.» Ceci étant dit, les informations recensées dans cette étude méritent d’être considérées pour mieux comprendre l’actualité, en particulier pour appréhender les causes de l’émigration massive d’Érythréens.

Carte

1895 - Érythrée - Carta dei possedimenti italiani in Africa : Etiopia (Eritrea ed Abissinia) e Somalia / del prof G Giuseppe Dalla Vedova / G.-B. Paravia (Torino) - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Référence

Jeangène Vilmer, Jean-Baptiste; Gouéry, Franck. - Érythrée, un naufrage totalitaire. - Paris: PUF 2015. - viii, 335p. - ISBN 978-2-13-063126-2. - BanQ: 320.9635 J437e 2015. - [Citation, p. 1].

Sur la Toile

Erythrée: l’exode de ceux qui n’ont plus rien à perdre (Stefania Summermatter, SWI swissinfo.ch, 16 septembre 2014)
Erythrée, une prison à ciel ouvert (Laurent Marchand, Ouest-France, 14 mai 2015)
«Le régime érythréen est en phase terminale» (Entrevue avec Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, par Aude Massiot, Libération, 17 juin 2015)
Érythrée, un naufrage totalitaire - (Benoît Villiers, Institut d'histoire sociale, juin 2015) (pdf)

17 octobre 2015

David Altmejd / Références


Cette bibliographie a été constituée au cours de l’exposition David Altmejd - Flux présentée au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), du 20 juin au 13 septembre 2015. Elle constitue un répertoire global des références affichées sur les billets de la Série David Altmejd présentée à la fin de la bibliographie. Par ailleurs, la sculpture synthèse The Flux and the Puddle / Le flux et la flaque (2014) sera exposée au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) à compter de 2016.

Livres

2006 / Déry, Louise. - David Altmejd. Métamorphose. - Montréal: Galerie de l’UQÀM, 2006. - 112p. - ISBN 2-920325-95-7. - BAnQ: 730.92 A4689d 2006. - [Version électronique gratuite].

2007 / Déry, Louise. - David Altmejd. The Index. - (Catalogue de la 52e Biennale de Venise, exposition internationale d’art, du 18 juin au 21 novembre 2007). - Montréal: Galerie de l’UQAM, 2007. -72p. - ISBN 978-2-920325-18-0. - BAnQ: 730.92 A4689de 2007. - [Version numérique gratuite offerte par la Galerie de l'UQÀM].

2010 / La métaphore « renouvelée » comme modalité d'indécidabilité en art actuel: David Altmejd, Claudie Gagnon et Carsten Höller (Dominique Allard, mémoire de maîtrise, Université du Québec à Montréal (UQÀM), février 2010)

2014 / Hergott, Fabrice. - David Altmejd. Flux. - Paris: Éditions Paris Musées, 2014. - 182p. - ISBN 978-2-7596-0262-9. - BAnQ: à venir.

2014 / La métamorphose dans l’œuvre de David Altmejd (Marie-Ève Tanguay, mémoire de maîtrise, Université Laval, juillet 2014)

2014 / Venero, Isabel, éditrice. - David Altmejd. - Bologne: Damiani, 2014. - 384p. - ISBN 978-88-6208-345-4. - BAnQ: 709 A4689d 2014. - [Version électronique de l’essai de Robert Hobbs: David Altmejd: Beyond the Apocalypse].

2015 / Altmejd, David; Kotana, Jason; Prentnieks, Anne. - The Flux and the Puddle. - New-York: David Altmejd Studio Inc., 2014. - 128p. - ISBN 978-0-9906628-0-8. - [Publication le 23 juin 2015]. - BAnQ: à venir.

Compléments

Freitag, Michel. - Dialectique et société. - Volume 3: Culture, pouvoir, contrôle. Les modes de reproduction formels de la société. - Montréal: Liber, 2013 © 1986. - 492p. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 301 F866c v.3 et 301 F8665d 2011.

Ouellette, Annik-Corona; Vézina, Alain. - Contes et légendes du Québec. - Montréal: Beauchemin, 2006. - 333p. - (Parcours d’un genre). - ISBN 978-2-7616-3292-3. - [Le loup-garou, p. 73-108 / Les loups-garous, p. 261-270]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 398.209714 C7618 2006.

Tous les contes (Thème du loup-garou / Auteurs: Charles-Marie Ducharme, Honoré Beaugrand, Louis Fréchette, Pamphile Lemay, Louvigny de Montigny, Wenceslas-Eugène Dick)

Les définitions, étymologies et histoires des mots loup, garou et loup-garou sont détaillées dans le dictionnaire Le Trésor de la langue française informatisée (TLFi). Par ailleurs, selon le dictionnaire Merriam-Webster, les mots wolf et werewolf sont apparus dans la langue anglaise avant le 12e siècle.

Articles, photos et vidéos

01 / David Altmejd (Site de l’artiste)

02 / Sculpteur de choc (L’actualité, 13 avril 2007)

03 / La beauté du monstre (David Altmejd représentera le Canada à la Biennale de Venise) (Marie-Claude Bourdon, Inter, Printemps 2007) (UQÀM)

04 / Biennale de Venise (Site du sculpteur)

05 / The Index (Site du sculpteur)

06 / The Giant 2 (art21)

07 / From the Archives: David Altmejd and the 2007 Venice Biennale (Christina Bagatavicius, CanadianArt, 1er juin 2007)

08 / AGO Receives Acclaimed Canadian Contemporary Sculpture (Musée des beaux-arts de l’Ontario)

09 / David Altmejd (Andrea Rosen Gallery)

10 / Chaorismatique - David Altmejd, sculpteur (Film de Reynald Bellemare dont certaines séquence sont en anglais, 52 min, 2012, Cinémathèque québécoise) (Synopsis en français)

11 / Le spectre et la main, 2012 (Photos) (Site de artiste)

12 / Le sculpteur montréalais David Altmejd devient sujet du documentaire «Chaorismatique» (Vidéo, Nelson Wyatt, La Presse Canadienne, Le Huffingtton Post Québec, 22 mars 2012)

13 / David Altmejd, catalogue d’exposition (André-Louis Paré, Esse, 2013)

14 / A Spectre emerges from Montreal’s Zoo (Sarah Milroy, The Globe and Mail, 20 juillet 2013)

15 / The Flux and The Puddle (Exposition Juices / Andrea Rosen Gallery) (Description) (Photos) (Vidéo, 1er février 2014, Vimeo, 4:35 min)

16 / The Flux and the Puddle (Robert Mack, vidéo, 2014, YouTube, 4:32 min)

17 / Le laboratoire de David Altmejd (Jean Siag, La Presse, 16 février 2014)

18 / L’été Altmejd (Jérôme Delgado, Le Devoir, 27 juin 2014)

19 / Artist David Altmejd’s World of Pure Imagination (Anne Prentnieks, The Wall Street Journal, 6 octobre 2014)

20 / David Altmejd - Flux (Musée d’art moderne de Paris) (Photos, vidéos, applications App Store et Google Play) (10 octobre 2014)

21 / Exposition "David Altmejd -Flux" | Musée d'art moderne de la Ville de Paris (Vidéo) (Interview de l’artiste dans l’exposition "Flux" de David Altmejd au musée d'Art moderne de la Ville de Paris) (12 novembre 2014)

22 / David Altmejd (Xavier Hufkens, Gallerie, Bruxelles, 2015)

23 / Entrevue avec David Altmejd (Robyn Jeffrey, Magazine, 5 janvier 2015)

24 / Compagnon des arts et des lettres du Québec (David Altmejd, C.A.L.Q.)

25 / Ordre des arts et des lettres (Diplômés honorés par le Conseil des arts et des lettres du Québec) (Actualités UQÀM, 24 mars 2015)

26 / «Flux» au MAC: David Altmejd nous parle de sa future exposition (Entrevue/viédo/photos) (Ismaël Houdassine, Le Huffington Post Québec, 13 avril 2015) (Vidéo, YouTube, 3:13 min)

27 / Parcours (Musée d’art contemporain de Montréal) (MACM)

28 / Faire flotter les choses (Entrevue avec Émilie Granjon, Vie des arts, n° 239, Été 2015, p. 16-21). - [Cette revue peut être consultée dans les Bibliothèques de Montréal et à la Grande Bibliothèque.]

29 / Flux de David Altmejd au Musée d’art contemporain de Montréal. Surréaliste et indescriptible (Gisèle Kayata Eid, L’hebdo magazine, 2015)

30 / David Altmejd: la beauté du monstre (Nathalie Petrowski, La Presse, 15 juin 2015)

31 / La distance et la contrainte (Julie Ledoux, Voir, 18 juin 2015). - [Ce périodique peut être consulté dans les Bibliothèques de Montréal et à la Grande Bibliothèque.]

32 / David Altmejd transforms the Musée d'art contemporain (John Pohl, Montreal Gazette, 18 juin 2015)

33 / Rencontre avec David Altmejd (Entretien avec Josée Bélisle, commissaire, vidéo, 1:04:30, Vimeo, 18 juin 2015)

34 / David Altmejd au MNBAQ (The Flux and the Puddle / David Altmejd, en bref, 19 juin 2015)

35 / David Altmejd - Flux (Exposition 2015 / Musée d’art contemporain de Montréal)

36 / Une œuvre de David Altmejd au MNBAQ (Le Devoir, 20 juin 2015)

37 / David Altmejd au MAC: la beauté de l'infini travail (Mario Cloutier, La Presse, 20 juin 2015)

38 / Les anges et les bêtes de David Altmejd (Odile Tremblay, Le Devoir, 20 juin 2015)

39 / Altmejd au MAC: Flux ininterrompu (Mathias Marchal et Jessica Émond-Ferrat, Métro, 21 juin 2015)

40 / David Altmejd: Montreal Native Launches Career Retrospective (Hannah Liddle, The Main, 23 juin 2015)

41 / David Altmejd vu par Alexandre (La Fabrique culturelle, 27 juillet 2015) (Vidéo, 5:30 min)

42 / Frank Gehry et David Altmejd exposés à Paris (Vidéo, Pierre Lapointe, Télé-Québec, 8 septembre 2015)

43 / Engouement et files d’attente pour Altmejd (Jérôme Delgado, Le Devoir, 15 septembre 2015)

44 / Record d'affluence au Musée d'art contemporain (Éric Clément, La Presse, 15 septembre 2015)

Base de données

Plusieurs périodiques ont publiés des articles sur David Altmejd et son œuvre. Par l’intermédiaire de la base de données Érudit, ces documents peuvent être consultés gratuitement par les abonnés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Billets / Série David Altmejd

Exposition 2015 / David Altmejd - Flux
David Altmejd / La genèse du loup-garou
David Altmejd à la Biennale de Venise
David Altmejd / La galopade des zèbres
David Altmejd / L’atelier laboratoire
David Altmejd / Le flux et la flaque
David Altmejd / Les parcours du flux
David Altmejd et son œuvre
David Altmejd à la Galerie de l’UQÀM
David Altmejd / Au revoir Sarah
David Altmejd / Bibliographie

Photo

Le flux et la flaque - Claude Trudel (12 août 2015)

15 octobre 2015

Applications Android gratuites en français

Une nouvelle version des Applications Android vient d’être publiée. Ce livre numérique gratuit a déjà été téléchargé plus de 6 000 fois.

Parmi les centaines de milliers d’applications qui sont proposées dans la Boutique Applications Android de Google Play, ce livre propose une sélection de plusieurs centaines d’applications gratuites en français. Les applications recensées sont présentées avec trois indications: Titre | Développeur | Note.

Les applications sélectionnées sont regroupées sous seize thèmes:

- Actualités (actualités générales, actualités thématiques, agrégateurs de nouvelles, festivals et concerts)
- Audio
- Communications (annuaires, courriel)
- Dictionnaires
- Gestionnaires de données
- Jeux et divertissements
- Bibliothèques, liseuses et livres numériques
- Orientation et emploi
- Photographie
- Références générales
- Sciences et maths
- Sports (actualités sportives, annuaires sportifs, automobile et moto, ballon-panier, ballon-volant, chasse et pêche, escrime, football (soccer), football canadien, golf, handball, hockey, natation, plongée sous-marine, rugby, ski, sports extrêmes, sports nautiques, tennis)
- Technologies
- Transports
- Utilitaires
- Vidéo.

Le répertoire est complété par une bibliographie (livres et sites spécialisés).

Bonnes découvertes!

11 octobre 2015

Les mesures d'autérité au Québec

Pour mieux connaître l'ampleur et les impacts des mesures d'austérité imposées par le gouvernement québécois:

Observatoire des conséquences des mesures d’austérité au Québec (IRIS)

Le gouvernement actuel soutient que les mesures d’austérité qui ont été mises en place depuis son arrivée au pouvoir n’ont pas de conséquences sur les services livrés aux citoyen·ne·s ou pour le Québec en général. Ce site se veut un observatoire virtuel qui a pour mandat de tester la véracité de ce discours.

Les données sont mises à jour chaque semaine.

L’IRIS est un institut de recherche et d’informations socio-économiques sans but lucratif, indépendant et progressiste.

Référence

Observatoire de l’austérité de l’IRIS (Hélène Roulot-Ganzmann, Le Devoir, 10-11 octobre 2015) - [Le journal Le Devoir, le seul quotidien indépendant au Québec, peut être consulté dans les Bibliothèques de Montréal et à la Grande Bibliothèque.]

10 octobre 2015

La grammaire au secondaire

Louise Côté et Nathalie Xanthopoulos ont publié aux Éditions Grand Duc une grammaire destinée aux élèves du secondaire, un outil de référence remarquable tant pour son contenu que pour sa mise en page.

La couverture rigide, d’une facture attrayante, les ravissantes illustrations, les onglets et marges colorés captent l’attention. Ces deux derniers éléments sont aussi des outils de repérage fort utiles. La présentation graphique des tableaux est aussi exemplaire.

Les diverses parties de l’ouvrage peuvent être ainsi regroupées:

Références préliminaires: Table des matières, La démarche d’apprentissage, Les pictogrammes, Les symboles et les abréviations

Langue et communication: La langue (Section 1), La situation de communication écrite et orale (Section 2)

Texte: La grammaire du texte (Section 3), L’organisation du texte (Section 4)

Phrase: La construction de la phrase (Section 5), La construction des groupes syntaxiques (Section 6), Les liens dans la phrase et entre les phrases (Section 7)

Verbe: Le système des accords (Section 8), La conjugaison (Section 9)

Mots: Le lexique (Section 10), Les variétés de la langue (Section 11), Coffre à outils (Section 12)

Références complémentaires: Bibliographie et Index

Le guide d’utilisation est contenu dans les parties liminaires. La Table des matières est détaillée. L’approche didactique est explicitée clairement et graphiquement dans La démarche d’apprentissage: 1° observation, 2° notion exemplifiée, 3° résumé, 4° exercice, 5° trucs et astuces. Les notions supplémentaires destinées aux élèves du second cycle du secondaire sont spécifiées. Les symboles et abréviations sont présentés sous forme de tableaux: Les groupes et les phrases, les classes de mots, Des fonctions, Autres. Ainsi, en quelques pages, l’élève est en mesure d’utiliser le manuel et de bien comprendre son organisation.

Toutes les parties de l’ouvrage sont exemplaires. À titre d’exemple, soulignons le volet Le discours rapporté (p. 32-44) abordé dans la deuxième section du livre, La situation de communication écrite et orale. Ce volet est présenté sous cinq rubriques, les éléments concernant les élèves du second cycle du secondaire étant clairement indiqués:

- Le discours rapporté; deux actes d’énonciation
- Les différentes formes du discours rapporté
- Le discours rapporté direct et les marques de modalité
- Le discours rapporté indirect et les marques de modalité
- Le discours indirect libre
- Les changements linguistiques amenés par la transposition du discours direct en discours indirect

Voyons un autre exemple. Le type de texte correspondant à la séquence narrative (Section 4) est développé sous les rubriques suivantes (p. 83-102): La séquence narrative, Le narrateur, Les personnages, L’harmonisation des temps verbaux, La situation spatiotemporelle, La chronologie du déroulement, le rythme du récit. Chaque aspect est à son tour détaillé. Ainsi, celui de La séquence narrative, contient trois parties:

1° Exploration (lecture et question): le texte de la fable Le Coche et la Mouche (Jean De La Fontaine) suivi d’une question sur ce texte
2° En mémoire (explications et exemples): La séquence narrative, Le schéma narratif, Les diverses modalités de réalisation de la séquence narrative, L’univers narratif
3° Coup d’œil (deux tableaux récapitulatifs): Le schéma narratif (Situation initiale, Élément déclencheur, Déroulement, Dénouement, Situation finale), Des univers narratifs (Récit historique, Récit biographique, Récit psychologique, Récit de voyage, Récit d’apprentissage, Récit d’amour, Récit d’aventures, Récit policier, Récit fantastique, Récit d’anticipation).

Référence

Côté, Louise; Xanthopoulos, Nathalie. - La grammaire au secondaire. - Édition revue et corrigée. - Laval : Éditions Grand Duc, [2010] © 2008. - x, 501p. - ISBN 978-2-7655-0218-0. - BAnQ: 448.2 C8435g 2008.

Sur la Toile

Grammaire de la phrase

Articles connexes

La grammaire moderne
L’express grammatical pour le secondaire
Le français apprivoisé
Une nouvelle grammaire pratique
Sémantique conceptuelle du français

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Livre numérique gratuit

Le recueil Documentation regroupe une sélection de comptes rendus sur des ouvrages d'information et de documentation. Les publications commentées ont trait aux domaines suivants: informatique, bibliographies, bibliothéconomie, encyclopédies générales, publications en série, muséologie, journalisme, manuscrits et livres rares; linguistique, dictionnaires et grammaires.

03 octobre 2015

Carte / Amérique du Nord britannique (1831)


Cette carte à petite échelle a été dressée par Joseph Bouchette (1800-1881), fils du célèbre cartographe Joseph Bouchette (1774-1841). Arpenteur général adjoint du Bas-Canada avant 1829, Joseph Bouchette fils occupe le poste d’arpenteur général par intérim (1829-1834) lorsque son père va à Londres pour la production de sa seconde carte à grande échelle du Bas-Canada (1831). Celui-ci prolonge son voyage en Europe jusqu’en 1834.

Collée sur une toile, la carte est constituée de trois feuilles séparées (mais assemblées sur la carte numérisée par la Bibliothèque nationale de France). La carte est en anglais, car elle a été produite pour les autorités britanniques.

Le cadre de la carte est composé d’un trait épais bordé de deux traits minces. Ce cadre est crevé à plusieurs endroits: île du Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, lac Érié, lac Huron. Les indications relatives à l’éditeur sont inscrites dans la marge inférieure de la carte: James Wyld, géographe du Roi, à Londres, le 2 mai 1831.

Le cartouche de titre est volumineux et ornementé. Il contient plusieurs éléments: le nom du dédicataire (Guillaume IV), le titre de la carte (Map of the Provinces of Lower & Upper Canada, Nova Scotia, New Brunswick, Newfoundland & Prince Edward Island with a large section of the United States), les sources documentaires, le nom et le titre du cartographe (Joseph Bouchette fils, arpenteur général adjoint du Bas-Canada), le nom et l’adresse du graveur (J. & C. Walker).

Les colonies canadiennes, une partie des provinces maritimes et le nord-est des États-Unis d’Amérique font l’objet de la carte principale, alors que les cartes figurant dans les deux cartons portent respectivement sur la région du golfe Saint-Laurent (Bas-Canada et provinces atlantiques) et la région occidentale de l’Amérique du Nord britannique. Voyons d’abord les éléments cartographiques de la carte principale.

La carte est orientée vers le nord géographique. Elle est quadrillée par les coordonnées géographiques. Les degrés des longitudes et des latitudes sont indiqués et gradués tout autour de la carte, à l’intérieur du cadre. Le méridien d’origine est celui de Greenwich. Le type de projection n’est pas indiqué sur cette carte, pas plus que sur les cartes secondaires.

Trois échelles graphiques figurent sur la carte: en milles géographiques, en milles britanniques et en lieues françaises. Selon la notice bibliographique affichée dans la Bibliothèque numérique Gallica (BnF), l’échelle numérique de la carte est d’environ 1/1 960 000.

La typographie (tailles et polices de caractères) reflète la hiérarchie des divisions politiques et administratives du territoire cartographié (exemples): provinces (Bas-Canada), districts (Montréal), comtés (Drummond), seigneuries (Contrecœur), cantons (Chester). Il en va généralement de même pour les autres toponymes: villes (Québec), villages (Berthier), routes (Craig), cours d’eau (fleuve Saint-Laurent, lac Saint-Pierre, rivière Richelieu), etc. La présence amérindienne est signalée ici et là: le Village indien (Kahnawake), la Mission d’Oka (Kanesatake), le poste de traite sur un ancien établissement des jésuites (lac Saint-Jean), des réserves indiennes (Bosanquet), etc.

Les symboles représentés dans la légende portent sur les cantons (différents types de propriétés de la Compagnie du Canada), les relais postaux, les villages, les canaux et les délimitations (comtés, districts, frontières). Plusieurs symboles sont absents de la légende, comme les églises paroissiales (croix), le relief des montagnes (lignes hachurées), les cours d’eau et les lacs (lignes noires, lignes horizontales), les canaux (ligne épaisse bordée de lignes minces), les récifs (plus), les routes (double ligne) et les garnisons (carrés).

La remarque inscrite sous les échelles graphiques a trait aux frontières séparant les colonies britanniques de la République des États-Unis d’Amérique (couleur rouge). D’une façon spécifique, entre le point A (jonction Bas-Canada, Nouveau-Brunswick et Maine) et le point B (jonction Bellechasse, Beauce et Maine), le tracé de la frontière correspond aux crêtes du bassin atlantique, selon les prétentions britanniques. Par ailleurs, le tracé de la frontière revendiquée par les États-Unis d’Amérique est constitué d’une ligne pointillée en jaune.

L’île Saint-Paul est minuscule. Figurant sur le carton des provinces atlantiques, elle est située entre le Cap Ray (Terre-Neuve) et le Cap Nord (Nouvelle-Écosse). Malgré sa petitesse, elle est illustrée sur la carte principale. C’est d’ailleurs la seule illustration du document cartographique. La double coupe de l’île vise à montrer l’endroit où un nouveau phare a été installé. Selon la notice indiquée sous l’illustration, la double coupe (1829) est attribuée au Colonel Bouchette. Cette image forte souligne l’importance de la navigation océanique dans le développement des colonies britanniques.

Les canaux indiqués sur la carte, aussi bien dans les deux provinces canadiennes (Lachine, Grenville, Rideau, Welland) qu’aux États-Unis d’Amérique (Grand Canal), indiquent l’importance de la navigation intérieure. Les moulins situés le long de cours d’eau manifestent l’importance des rivières pour le transport des billots de bois, par exemple dans le bassin de la rivière Outaouais. Les portages sont signalés en grand nombre, notamment dans le Haut-Canada. Les chenaux à proximité de l’île d’Orléans, ainsi que les remarques inscrites dans le lac Huron visent à favoriser une navigation sécuritaire. Un autre réseau de communication est indiqué sur la carte, celui des routes terrestres. Par exemple, outre les relais postaux entre les centres urbains, les chemins Craig, Dudswell et Kennebec favorisent le lotissement de plusieurs cantons.

Les sources documentaires sont listées à la droite de la légende: 1° Samuel Holland, William Fitz Owen, Thomas Wright, Joseph-Frédéric Vallet Des Barres, Joseph Bouchette père, Henry Wolsey Bayfield, John W. Jones; 2° observations astronomiques et relevés effectués par les commissaires chargés de donner suite au traité de Gand (1814); 3° plusieurs autorités américaines importantes.

Quels furent les documents cartographiques consultés et utilisés par Joseph Bouchette fils lors de l’élaboration de sa carte de l’Amérique du Nord britannique? Seule une étude exhaustive de ses sources et de sa carte permettrait de répondre à cette question. Toutefois, la lecture des biographies des personnages cités dans les références donnent quelques indices. Attardons-nous aux levés effectués par ces arpenteurs-cartographes avant 1831.

Samuel Holland (1728-1801) participe activement à la guerre de la Conquête. En 1764, il devient arpenteur général de la province de Québec et du district nord de l’Amérique du Nord. Il procède à l’arpentage des îles Saint-Jean (1764-1765), de la Madeleine et du Cap-Breton (1765). Holland dirige ensuite des levés effectués sur les côtes atlantiques, de la rivière Saint-Jean au fleuve Hudson. Il produit des levés dans des colonies situées au sud du 45e parallèle. Lors de la guerre d’Indépendance, il continue à servir la Grande-Bretagne. Il contribue à The Atlantic Neptune (1774-1784) publié par Des Barres. Holland dirige les travaux d’arpentage effectués dans le Haut-Canada, dans les années 1780, puis dans les Cantons-de-l’Est, dans les années 1790. Après son décès, selon le biographe F. J. Thorpe, la plupart de ses œuvres sont achetées par Henry Caldwell et Joseph Bouchette père.

William Fitz Owen (1774-1857) effectue un levé hydrographique complet du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs, de mai 1815 à août 1817. Selon l’historien Paul G. Cornell, Owen a jeté les bases de l’hydrographie scientifique au Canada au cours de ces vingt-sept mois.

Selon le biographe H. T. Holman, Thomas Wright (1740-1812) effectue de nombreux levés topographiques des côtes des provinces maritimes, de 1764 à 1812.

Joseph-Frédéric Vallet Des Barres (1721-1824) contribue activement à la guerre de la Conquête. Par la suite, de 1764 à 1773, il effectue des levés détaillés du littoral des provinces maritimes et du golfe Saint-Laurent. Sa publication The Atlantic Neptune (1774-1784) servit de référence pendant plusieurs décennies, selon le biographe Robert J. Morgan.

Joseph Bouchette (1774-1841), père de Joseph Bouchette (1800-1881), dirige les levés hydrographiques du port d’York (Toronto), en 1791-1792. Il devient arpenteur général du Bas-Canada en 1804. À ce titre, il dirige des levés en Mauricie (1806), le long des rives du Saint-Laurent, de Cap-Rouge à Sillery (1809), et dans l’estuaire de la rivière Saint-Charles (1810). Il participe activement à la guerre de 1812. En 1815, il publie à Londres une carte à grande échelle du Bas-Canada. Selon les biographes Claude Boudreau (alors étudiant en géographie) et Pierre Lépine (cartothécaire), cette carte constitue la première synthèse des connaissances sur le Bas-Canada. Dans la foulée du traité de Gand (1814), Bouchette travaille avec les commissaires chargés de délimiter la frontière entre les colonies britanniques et la République des États-Unis d’Amérique. Sur la carte, son camp de 1817 au nord-ouest du Nouveau-Brunswick est indiqué. Au début des années 1820, son travail vise à préciser les limites entre les terres de la couronne et les seigneuries. De 1826 à 1829, il compile les renseignements qui lui serviront à dresser une nouvelle carte du Bas-Canada. Cette carte sera publiée à Londres, en même temps que celle de son fils, le 2 mai 1831.

Henry Wolsey Bayfield (1795-1885) travaille à des levés au lac Érié (1816-1817), au lac Huron et à la baie Georgienne (1820-1824), et au lac Supérieur (1823-1825). À partir de 1828, il se consacre pendant quatorze ans aux levés de toute la rive nord du Saint-Laurent, selon la biographe Ruth McKenzie.

Selon l’historien Joel Zemel, John W. Jones (1787-1857) effectue des relevés hydrographiques avec les vaisseaux de la marine royale britannique Dotterel (1824-1825) et Hussar (1828-1830). Halifax fut son port d’attache.

Les sources révélées par Joseph Bouchette fils concernent donc principalement le Bas-Canada, le Haut-Canada, les provinces maritimes et la partie nord-est des États-Unis d’Amérique. Les sources relatives à la carte secondaire du nord-ouest du continent américain ne sont pas indiquées.

Après avoir passé en revue les sources et les traits caractéristiques de la carte principale, soit le paysage (dont les cours d’eau et les montagnes), l’emprise politique (provinces, districts, comtés, seigneuries, cantons, paroisses), les établissements (villes, villages), et les moyens de communication (navigation, réseau routier), voyons les traits particuliers des cartes figurant dans les cartons.

Les cartons n’ont pas d’échelle. Toutefois, ils sont quadrillés par les coordonnées géographiques. Le carton des provinces atlantiques vise à montrer les positions topographiques des principaux caps à partir des observations astronomiques les plus récentes. Les récifs sont aussi indiqués. Nous retrouvons ici l’importance des communications maritimes. De fait, les toponymes abondent le long des côtes, mais ils sont pratiquement absents à l’intérieur des terres. Les bancs signalés au sud de Terre-Neuve signalent le commerce séculaire de la pêche.

Le carton des territoires britanniques occidentaux montre les ambitions territoriales de la Grande-Bretagne dans cette partie du continent américain. Au Nord, les parties inconnues sont ignorées. Ainsi, le passage du Nord-Ouest n’est pas indiqué, mais sa possibilité est signalée (ouverture au-delà de l’île Melville). La frontière continentale du territoire russe (Alaska) est bien délimitée, mais ce n’est pas le cas pour les archipels qui restent incolores. La frontière américano-britannique du 49e parallèle s’arrête aux Rocheuses, puis le territoire revendiqué par la Grande-Bretagne décent largement au sud pour rejoindre enfin le Pacifique. L’espace est peuplé d’Amérindiens, selon des toponymes révélateurs, tandis que les établissements européens se limitent à la colonie de la Rivière-Rouge, à des forts et postes de traite à l’intérieur du continent et à la baie d’Hudson. Ainsi, le commerce séculaire des fourrures est bien signalé, tout comme les réseaux hydrographiques qui le rendent possible.

Plusieurs autres aspects de ce riche document cartographique mériteraient d’être analysés. Mais, en conclusion de cet aperçu exploratoire, notons les principaux buts de cette carte: illustrer les possessions britanniques en Amérique du Nord (principalement le Bas-Canada et le Haut-Canada), les possibilités de développement (pêcheries, fourrures, bois, mines; réseaux de communications; peuplement des cantons), les rivalités territoriales entre la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique (frontières contestées), et les découvertes potentielles dans ce vaste empire américain (dont le passage du Nord-Ouest). Globalement, on pourrait attribuer à cette carte un caractère de propagande au service de l’impérialisme britannique.

Carte

1831 - Amérique du Nord britannique - To His most Excellent Majesty King William IVth, This Map of the Provinces of Lower & Upper Canada, Nova Scotia, New Brunswick, Newfoundland & Prince Edward Island with a large section fo the limited States, Compiled / from the last & most approved Astronomical observations, Authorities & recent Surveys, is with His Majesty's most gracious & special permission most humbly & gratefully dedicated by... Joseph Bouchette, Deputy Surveyor of the Province of Lower Canada ; engraved by J. & C. Walker | Auteur : Bouchette, Joseph (1774-1841). Fonction indéterminée / Auteur : Wyld, James (1812-1887). Fonction indéterminée / Auteur : J. & C. Walker (Londres). Graveur / Éditeur : James Wyld, May 2nd (London) / Date d'édition : 1831. - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France (Date de la mise en ligne: 29 juin 2015).

Un exemplaire de cette carte peut être consulté au Centre de conservation de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), sous la cote G/3400/1831/B68 DCA. Cet exemplaire sera numérisé dans quelques mois. La version numérisée de cette carte sera alors accessible depuis la Collection numérique de cartes et plans de BAnQ.

Attribution

La carte est attribuée à Joseph Bouchette père (1774-1841) dans la notice de la Bibliothèque numérique Gallica (BnF), tandis qu’elle est attribuée à Joseph Bouchette fils (1800-1881) dans la notice du Catalogue Iris (BAnQ). L’attribution de cette carte à Joseph Bouchette fils plutôt qu’à Joseph Bouchette père peut être déduite des indications suivantes contenues

1° dans le cartouche de titre: Joseph Bouchette jun. Deputy Surveyor General of the province of Lower Canada (Joseph Bouchette junior, arpenteur général adjoint de la province du Bas-Canada);

2° dans la liste des sources documentaires: Lieut Col Bouchette S.G.L.C. (Lieutenant-Colonel Bouchette, Surveyor General of Lower Canada, arpenteur général du Bas-Canada).

L’étude exhaustive de la genèse de cette carte pourrait éventuellement permettre de découvrir la part effective de l’un et l’autre de ces cartographes dans la réalisation de cette carte générale de l’Amérique du Nord britannique.

[Ajout, 04 10 2015] - [Les sites américains David Rumsey Map Collection et Dorothy Sloan-Rare Books affichent chacun un exemplaire de la première édition (1831) de la carte de Joseph Bouchette fils. Le premier site fait état des réimpressions de la carte en 1846 (en plus grand format, avec des ajouts), en 1852 et 1853. Le second site aborde la problématique de l’attribution de la carte en citant notamment un extrait du livre de Joseph Bouchette père intitulé The British Dominions in North America (Preface, p. xiii-xiv).]

Références

Boudreau, Claude. - La cartographie au Québec, 1760-1840. - Québec: PUL, 1994. - xii, 270 p. - ISBN 2-7637-7350-8. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 526.09714 B756ca 1994. - [Voir en particulier les pages 75-78, 123-175, 196-211 et 259]. - [Extraits].

Biographies affichées dans le Dictionnaire biographique du Canada (dates de rédaction): Samuel Holland (1983), William Fitz Owen (1985), Thomas Wright(1983), Joseph-Frédéric Vallet Des Barres (1987), Joseph Bouchette père (1988) et Henry Wolsey Bayfield (1982). Biographie de Joseph Bouchette fils (Ministère de la Culture et des Communications, Gouvernement du Québec, 2013). Biographie de John W. Jones (Joel Zemel, 2015).

Articles connexes

La carte de 1831 de Bouchette (Mémoires, Robert-Shore-Milnes Bouchette)
Cartographes de l’Empire britannique (Holland et Des Barres)
La carte fluviale de Bayfield

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L'Atlas du Québec compte trois parties. La première contient un répertoire de cartes et plans relatifs au Québec couvrant cinq siècles. La deuxième est un guide d’interprétation d’anciennes cartes géographiques selon trois étapes: observation globale de la carte, analyse de ses éléments et élaboration d’une synthèse. La troisième présente quelques descriptions de cartes exemplaires.