21 avril 2017

Chefs-d’œuvre de l'art africain

Éloi Rousseau et Johann Protais publient aux Éditions Larousse un livre remarquable sur l’art africain subsaharien. La partie liminaire est constituée par un sommaire et une introduction. Le corps de l’ouvrage compte deux parties: un essai de trente et une pages suivi de la description de quarante-deux chefs-d’œuvre.

L’introduction définit l’art africain correspondant, en fait, à l’Afrique noire. Les caractéristiques de cet art sont ensuite précisées: son unité (importance du fait tribal et ethnique, culture orale, religions animistes), sa diversité (langues, cultures, régions), ses emprunts et apports aux Occidentaux. Une photo d’une fête dogon (Mali) illustre cette introduction.

L’essai porte sur les thèmes suivants:

La découverte de l’art africain
La constitution d’un butin colonial
Le temps de la dignité
Les enjeux politiques actuels
La question de l’art
Les fonctions
Le récit des mythes
L’influence de l’Occident
Les techniques

Plusieurs œuvres illustrent les propos des auteurs: Tête anthropomorphe (Nok, Nigéria), Statuette de femme (Djenné, Mali), Tête qui représente l’usurpateur Lajuwa (Ifé, Nigéria), Masque cimier (Baga, Guinée), Masque du singe noir (Dogon, Mali), Cavalier (Yoruba, Nigéria), Porte (Igbo, Nigéria), Plateau à proverbe (Woyo, Cabinda), Oracle à friction (Kuba, RD du Congo), Poterie de gémellité (Bobo, Burkina Faso), Tambour en forme de buffle (Yangéré, Afrique centrale).

La seconde partie du livre présente chaque chef-d’œuvre sur une double page: la description, à gauche, et la photo de l’œuvre d’art, à droite. Les descriptions sont captivantes. De plus, les éléments notés et expliqués sont très diversifiés:

- types: cimier, harpe, masque, plaque, poids à peser, poulie à tisser, sculpture, statue, statuette, tabouret, tambour, tissu;

- cultures: Akan, Angola, Ashanti, Baga, Bamikélé, Baoulé, Cabinda, Dan, Dogon, Edo, Fang, Fon, Ifé, Kota, Kuba, Luba, Lumbo, Mossi, Punu, Sénoufo, Tsogho, Vili, Yaka, Yangéré, Yoruba;

- pays: Afrique centrale, Anyang, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Nigéria, République démocratique du Congo, Sierra Leone;

- matériaux: bois, bronze, cauri, cire, corne, coton, coquillage, cuir, cuivre, fer, fibre naturelle, fibre végétale, graine, ivoire, kaolin, laiton, métal, miroir,or, peau, perle, pigment, plume, poil d’animal, raphia, résine, textile, tissu, verre;

- collections: British Muséum (Londres), Ethnologisches Museum (Berlin), Horniman Museum (Londres), Institut de recherche en sciences humaines (Niamey), Musée de Grenoble (France), Musée du quai Branly (Paris), Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren, Belgique), Museum of Ife Antiquities (Nigéria); collections particulières, dont celle d’Hervé Poupon.

Quel chef-d’œuvre choisir comme mon favori? Et bien, tous!

Le livre est complété par deux cartes géographiques (pays, ethnies), un glossaire (dix-sept entrées) et les crédits photographiques. Il n’y a pas de carte à la page 46, contrairement à ce qui est annoncé à la page 125. Ce livre de référence n’a pas de bibliographie ni d’index. Toutefois, le livre Description de l’Afrique (1668), par Olaf Dapper, est cité à quelques reprises.

Quel plaisir de découvrir et d’apprécier ces chefs-d’œuvre de l’art africain!

Référence

Rousseau, Éloi; Protais, Johann. - Chefs-d’œuvre de l'art africain. - Paris: Larousse, 2016. - 128p. - ISBN 978-2-03-591009-7. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 709.67 R8643c 2016.

Sur la Toile

Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)

La collection d’art africain réunit 565 pièces originaires majoritairement de la région subsaharienne. Elle a été fondée en 1940 par le conservateur F. Cleveland Morgan, qui a acheté le premier artéfact pour le Musée: un masque en bronze du Bénin. La collection s’est enrichie de façon significative en 1975 grâce à une donation de quelque 500 pièces, réunies par le prêtre jésuite Ernest Gagnon.

Article connexe

Musée du quai Branly

14 avril 2017

Une histoire des découvertes scientifiques


Avant tout, il a fallu, pour que vous soyez là aujourd’hui, que des billions d’atomes errant au hasard aient la curieuse obligeance de s’assembler de façon complexe pour vous créer. Cet arrangement est si particulier qu’il n’a jamais été tenté auparavant et n’existera qu’une seule fois.

C’est par cette interpellation personnelle que débute l’introduction du livre de Bill Bryson intitulé Une histoire de tout, ou presque... Dans la seconde partie de son introduction, l’auteur explique comment il en est venu à s’intéresser aux grandes questions et à l’histoire des découvertes scientifiques.

Tout au long de son exposé, l’auteur formule un tas de questions auxquelles il donne des réponses. Sinon, à défaut de certitudes, il évoque des hypothèses. Cette démarche rend le récit captivant et fort dynamique.

Les nombreux artisans des avancées scientifiques sont identifiés et leurs contributions respectives soulignées au fur et à mesure du déroulement des découvertes historiques. Un très grand nombre des chercheurs cités dans l’ouvrage sont anglo-saxons, plusieurs d’entre eux étant par ailleurs très fortunés. Des anecdotes sur la personnalité des découvreurs et sur leur vie familiale pimentent le récit.

Voyons un aperçu du contenu de cet ouvrage de vulgarisation sur plusieurs sciences, depuis les Temps modernes jusqu’à nos jours: astronomie, biologie, chimie, géologie, météorologie, paléontologie, physique et autres sciences apparentées.

Partie I - Perdus dans le cosmos

Le premier chapitre porte sur la naissance de l’Univers expliquée par les théories du Big Band et de l’inflation. Au cours de cette expansion originelle, les quatre forces fondamentales de l’Univers ont émergé: la gravité, l’électromagnétisme, les forces nucléaires forte et faible. Le devenir hypothétique de l’Univers est ensuite envisagé en fonction de la théorie de la relativité. Les nombres émaillant les explications donnent le vertige.

Le chapitre 2 porte sur le système solaire. La découverte problématique de Pluton est d’abord présentée. La notion d’espace est ensuite abordée en prenant comme exemple la distance nous séparant du nuage d’Oort. Des considérations sur la probabilité de vie humaine ailleurs dans l’Univers sont ensuite évoquées.

Le chapitre 3 porte sur les étoiles à neutrons et l’importance des supernovæ. Celles-ci ont rendu possible la formation de plusieurs éléments lourds, par exemple le carbone et le fer. La genèse de la Terre est ensuite expliquée.

Partie II - La taille de la Terre

Le chapitre 4 est très technique. Dans un premier temps, il traite des lois de Newton, ainsi que des expéditions françaises dans les Andes et en Scandinavie pour mesure la circonférence de la Terre. La seconde partie du chapitre porte sur le calcul de la masse de la Terre.

Au chapitre 5, avec beaucoup d’humour, Bryson relate les débuts de l’histoire de la géologie. Ces péripéties font ensuite place aux débats sur la datation des temps géologiques, y compris l’âge de la Terre.

Le chapitre 6 est consacré aux premières découvertes de fossiles de dinosaures, tant en Angleterre qu’aux États-Unis d’Amérique. L’auteur s’attarde particulièrement sur les vives rivalités entre les pionniers de la paléontologie.

Le chapitre 7 relate les découvertes d’un grand nombre d’éléments chimiques par des chercheurs souvent déconcertants. La classification rigoureuse de ces éléments dans un tableau périodique par Mendeleïev est bien expliquée. Le chapitre se termine par la découverte de la radioactivité par Marie et Pierre Curie.

Partie III - À l’aube d’un nouvel âge

Le chapitre 8 explore la structure de l’Univers, notamment grâce aux découvertes de Planck (thermodynamique), Einstein (théorie de la relativité) et Hubble (existence d’autres galaxies que celle de la Voie lactée).

Dans une tout autre dimension, le chapitre 9 porte sur la structure atomique de la matière. Les péripéties de l’émergence de la physique quantique sont relatées avec nombre d’exemples susceptibles de nous faire comprendre le monde subatomique.

Les méthodes de datation des matériaux anciens (carbone 14 et électroluminescence) et des roches (vitesse de désintégration de l’uranium en plomb et spectrographe de masse) font l’objet du chapitre 10. Bien plus, ce chapitre est consacré aux utilisations néfastes du plomb depuis le début du 20e siècle, surtout par l’industrie automobile.

Le chapitre 11 porte sur la physique des particules, un monde qui dépasse l’entendement. Dans ce contexte pointu, l’auteur aborde les collimateurs d’atomes, le modèle standard du monde subatomique et plusieurs théories, dont celle des cordes. La seconde partie établit l’âge de l’Univers selon les dernières avancées des astronomes.

Intitulé La Terre bouge, le chapitre 12 décrit les découvertes à l’origine de la théorie de la dérive des continents et de la nouvelle science de la tectonique des plaques.

Partie IV - Dangereuse planète

Le chapitre 13 porte sur la théorie de l’impact, celle qui expliquerait l’extinction subite des dinosaures. Deux points sont longuement abordés: le cratère de Manson et les conséquences catastrophiques d’un éventuel impact d’un astéroïde ou d’une comète sur la Terre. Par contraste, le chapitre 14 traite de la constitution interne de la Terre. Le chapitre suivant décrit les caractéristiques époustouflantes du supervolcan Yellowstone.

Partie V - La vie elle-même

Le chapitre 16 illustre la fragilité du genre humain, tout en précisant les facteurs favorables à l’apparition et au maintien d’une forme de vie complexe sur la Terre. Le chapitre suivant porte sur les phénomènes atmosphériques et océanographiques. Le chapitre 18 est consacré au cycle de l’eau, à la vie dans les abysses, à la découverte des sources hydrothermales et à la surpêche.

Le chapitre 19 relate les premières étapes de la vie échelonnées sur plusieurs milliards d’années: bactéries, cyanobactéries, stromatolites, mitochondries, eucaryotes. Le chapitre suivant s’attarde au classement des organismes vivants, aux bienfaits inestimables et indispensables des microbes, aux infections et aux antibiotiques. Les maladies dues à des virus sont ensuite étudiées, par exemple l’épidémie de la grippe espagnole en 1918.

Le chapitre 21 rapporte les spéculations relatives à l’explosion du Cambien, notamment sur les trilobites fossiles des schistes de Burgess. Le chapitre suivant représente l’histoire de la vie au cours d’une journée fictive. Ensuite, l’auteur fait état des grandes et petites extinctions, des transformations consécutives à ces catastrophes et à la pérennité hasardeuse de la vie. Le chapitre 23 est consacré à la taxonomie et à la diversité de la vie végétale et animale.

Le chapitre 24 porte sur la cellule: les étapes de sa découverte, sa composition (membrane, cytoplasme, noyau), et sa description par Bryson faite avec beaucoup d’humour et nombre d’analogies. Le chapitre suivant a trait aux théories de Darwin et de Mendel. Le chapitre 26 relate les découvertes de l’acide désoxyribonucléique (ADN) et l’acide ribonucléique (ARN), et conclut par l’assertion suivante: «La vie est une».

Partie VI - Le chemin vers nous

Le chapitre 27 porte sur la glaciation et les périodes glaciaires. Le chapitre suivant porte sur la préhistoire humaine. Les découvertes de fragments osseux, par exemple celles de l’homme de Java, de l’enfant de Taung, de l’homme de Pékin et de Lucy, donnent lieu à de multiples hypothèses et de vifs débats. L’auteur s’attarde ensuite à l’Homo habilis et l’Homo erectus.

Le chapitre 29 porte sur l’apparition de la première technologie, la fabrication de petites haches. Ensuite, il évoque la dispersion des hominidés en deux vagues, depuis le foyer africain: l’Homo erectus (± 2 millions d’années) et l’Homo sapiens (± 100 000 ans). Tout le chapitre fourmille d’hypothèses sur l’évolution de nos ancêtres.

Le dernier chapitre est à la fois factuel et moralisateur. Dans un premier temps, il décrit l’extinction systématique d’animaux, entre autres, par l’homme. Dans un second temps, il rappelle l’heureux hasard de l’existence de la vie sur notre planète. Citons une phrase conclusive de l'auteur: « C’est une pensée troublante de se dire que nous pouvons être l’achèvement suprême du monde vivant et son pire cauchemar à la fois.»

Le livre est complété par les notes, une bibliographie de vingt pages comprenant quelques titres traduits en français, et les remerciements d’usage. Il n’y pas d’index.

Références

Bryson, Bill. - Une histoire de tout, ou presque... - Traduit de l'anglais par Françoise Bouillot. - Paris: Payot & Rivages, 2009. - 648p. - [Citation liminaire, p. 11]. - ISBN 978-2-2289-0218-2 - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 500 B916h 2007 et 500 B9166h 2009.

Bill Bryson / Microblogue - Wikipédia - Encyclopedia.com

Image

Gravitational Waves Detected 100 Years After Einstein's Prediction (An artist's impression of gravitational waves generated by binary neutron stars. Credits: R. Hurt/Caltech-JPL) (NASA/JPL, 11 février 2016)

Sur la Toile

Prise de position pragmatique et nuancée sur l’univers (Paul Journet, La Presse, 12 mars 2017) - [La collision de deux trous noirs sert d’amorce aux propos de l’éditorialiste.]

Sciences / Techno (La Presse)

07 avril 2017

Les explorateurs belges (1253-1934)


Un livre magnifique, au titre étonnant, produit par le philosophe et politicologue Alban van der Straten.

Dans l’introduction, l’auteur explique d’abord son intérêt envers les explorateurs belges. Il indique ensuite les trois critères de sélection retenus pour le choix des explorateurs présentés dans son livre: 1° l’existence d’un témoignage; 2° la nature pionnière de l’exploration; 3° l’identité belge (au sens large du terme) de l’explorateur. Enfin, il esquisse le contenu de chacune des six parties de son ouvrage.

Une introduction générale précède chacune des parties de l’ouvrage. La première porte sur les précurseurs du Moyen-Âge et de la Renaissance, dont Guillaume de Rubrouck. La partie suivante est consacrée aux navigateurs du Siècle d’or néerlandais, à l'exemple de Jacob le Maire et Jacques l’Hermite. Des missionnaires jésuites en Chine font l’objet de la troisième partie: Nicolas Trigault, Albert d’Orville, Ferdinand Verbiest et Antoine Thomas. La quatrième partie est dédiée aux pionniers de l’Amérique du Nord, comme Louis Hennepin et Jean-Nicolas Perlot. Viennent ensuite les explorateurs du Congo, dont Ernest Cambier. La dernière partie présente quelques explorateurs plus individualistes des 19e et 20e siècles, tels Eugène de Pruyssenaere (recherche de la source du Nil), Paul Splingaerd (carrière étonnante en Chine), et Constant De Deken (exploration du Tibet).

À titre d’exemple, citons un passage de l’introduction du chapitre relatif aux pionniers de l’Amérique du Nord: «Les récits d’exploration en disent souvent plus sur leurs auteurs, leurs a priori et leur public qu’à propos des peuples et des pays qu’ils prétendent décrire. En lisant entre les lignes, en passant leurs révélations au crible de la critique historique, on voit que l’image qui se dessine est plus nuancée qu’il n’y paraît de prime abord.»

Les portraits des explorateurs sont présentés d’une façon captivante selon la disposition suivante: illustration de l’explorateur, sur la page initiale du chapitre; nom de l’explorateur, années de naissance et de décès, titre accrocheur; exposé enthousiaste illustré par des extraits de témoignages et des illustrations. Celles-ci sont abondantes, comprenant notamment des documents cartographiques. Sauf exception, ces images sont dans le domaine public.

Le livre est complété par une conclusion, une bibliographie, les notes et les références iconographiques. La table des matières détaillée est insérée en début d’ouvrage.

Ce livre nous introduit dans le monde merveilleux des explorateurs belges et des grandes explorations européennes à travers les siècles, parmi les océans et les continents. L’auteur souligne les exploits de ces personnages sans pour autant taire leurs faiblesses et leurs erreurs, et pour certains leurs crimes, dans le contexte du colonialisme et de l’impérialisme européens.

Référence

Van der Straten, Alban. - Les explorateurs belges. De Guillaume de Rubrouck à Adrien de Gerlache. - Bruxelles: Mardaga, 2016. - 400p. - ISBN 978-2-804-70275-5. - [Citations, p. 223, 381]. - BAnQ: 910.94930922 V2286e 2016.

Carte

1688 - Amérique du Nord - Nouvelle Decouverte d'un tres grand Pays, situe dans L'Amerique, entre le Nouveau Mexique et la Mer Glaciale / Louis Hennepin - Wikipedia. - [Carte reproduite aux pages 232-233, dans le chapitre intitulé Le vantard du Mississippi, p. 230-241]

Articles connexes

La nouvelle nature des cartes
Le nouvel impérialisme

31 mars 2017

Une enquête de la police des rennes


Quand il se tourna vers le sommet de la Montagne rouge, il admit qu’elle méritait son nom. Toutes les variétés de rouge semblaient s’y agréger dans un fourmillement de sang.

Le polar d’Olivier Truc débute par une séance d’abattage dans l’enclos à rennes de la Montagne rouge. Le site est situé tout près du village suédois de Funäsdalen, dans une région limitrophe de la Norvège. Au cours de cette opération, sous une pluie diluvienne, un squelette humain est découvert d’une façon inopinée.

Nina Nansen et Nango Klemet, enquêteurs de la police des rennes, sont chargés de l’enquête dans le contexte d’une intense rivalité entre éleveurs de rennes, d’une part, et bûcherons et paysans, d’autre part. Ce conflit séculaire fait d’ailleurs l’objet d’un procès déterminant à la Cour suprême.

Tout au long du récit, le lecteur découvrira la riche personnalité de l’éleveur de rennes Petrus Eriksson, chef de sameby, ainsi que les exactions historiques subies par les Samis, autochtones suédois connus autrefois sous le nom de Lapons.

Outre le paysage nordique, le lecteur découvrira aussi les ravages de l’eugénisme au cours des 19e et 20e siècles, le commerce local et international des os humains, en plus d’un certain racisme méconnu au sein de la société suédoise.

Le lecteur est tenu en haleine par la multiplication des intrigues et les rebondissements étonnants d’un grand nombre de péripéties. Des personnages contrastés sont décrits d’une façon minutieuse.

Une lecture captivante. Une lecture instructive sur l’histoire millénaire des Samis et l’histoire noire de la Suède.

Référence

Truc, Olivier. - La Montagne rouge. - Paris: Éditions Métailié, 2016. - 499p. - ISBN 979-10-226-0522-9. - [Citation, p. 428]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 848.9 TRUC.M et Truc T865m.

Images

Photo (détail) - Claude Trudel 2016

Carte (détail) - Sveriges Kommunikationers karta över Sverige (1927) - Sveñska Tryckeriaktiebolagel (Stockholm) - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Sur la Toile

La Montagne rouge: Olivier Truc, coureur de toundra, fils du vent et de la nature (Cécile Pellerin, ActuaLitté, 17 octobre 2016)
"La Montagne rouge", le nouveau polar passionnant d'Olivier Truc (Entrevue de Bernard Lehut avec Olivier Truc, RTL, 24 octobre 2017) (Audio, 16:23 min)
Juste avant Noël, la police des rennes est de retour! (Karine Vilder, Le Journal de Montréal, 12 novembre 2016)
Olivier Truc et ses fourberies suédoises (Michel Bélair, Le Devoir, 18 février 2017)

La Suède face à l'eugénisme (Le Nouvel Observateur, 29 mars 2000)
Le sami en Suède (Institut de Sociolingüística Catalana)
The Sami (Michael Wills, 11 janvier 2013)
The History of Mining and Inroads in Samiland and Their Effect on the Sami (Sami Culture, The University of Texas at Austin)

24 mars 2017

Osez l’abstrait


La peinture abstraite n’enlève rien à la valeur de l’Art ancien, ni à la peinture figurative, mais elle représente un nouveau domaine riche de possibilités et en pleine exploration.

Dans son livre sous-titré La technique au service de l’expression personnelle, Juliana Schack propose une initiation aux divers procédés de l’abstration. Dans son introduction, elle explique les fondements de sa démarche, en plus de présenter le matériel requis pour pratiquer la peinture abstraite.

Chacun des dix-sept chapitres du guide pratique est ainsi constitué: titre, sous-titre, encadré (sujet, technique, recherche, matériel), et exposé illustré par plusieurs dessins.

Passons en revue les sous-titres évocateurs de ces divers chapitres:

Le trait et le souffle
Colorier ses dessins
La qualité du trait
S’inspirer des objets
Les traces de la brosse, l’écriture du pinceau
Un jeu créatif
Le collage
Le cercle des couleurs et les couleurs primaires
Des découvertes sur la palette et sur la table de travail
Créer des reliefs
S’inspirer de la musique et de la danse
Oser peindre comme si on dansait
S’inspirer de l’architecture
S’inspirer de ses croquis
Faire des expériences à l’ordinateur
L’abstrait se trouve partout
Utiliser des documents avec liberté

Le livre est complété par une conclusion intitulée La joie de peindre.

Un livre captivant. Un livre utile aussi bien pour s’initier à la peinture abstraite que pour mieux apprécier les tableaux abstraits.

Référence

Schack, Juliane. - Osez l’abstrait. La technique au service de l’expression personnelle. - Paris: Ulisséditions, 2015. - 80p. - ISBN 978-2-844-15-221-3. - [Citation, p. 5]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 751.4 S et 700 S.

Image

Détail d’une toile peinte au cours d’un atelier de création, au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), par Claude Trudel.

17 mars 2017

Amérique / Cartes marines du 18e siècle


Cette carte marine de 1794, publiée par l’éditeur britannique Laurie & Whittle, peut être considérée comme une synthèse sur les explorations depuis la fin du 16e siècle jusqu’à la fin du 18e siècle, soit une période de deux siècles de navigation et de découvertes.

Il s’agit d’une mise à jour d’une carte dressée à l’origine par John Green et éditée par Thomas Jefferys en 1753: A chart of North and South America, including the Atlantic and Pacific Oceans, with the nearest coasts of Europe, Africa and Asia.


Le titre et les types d’éléments figurant sur ces cartes sont semblables. Ainsi, les titres sont identiques et les éléments suivants se retrouvent sur les deux cartes: des sources documentaires, les latitudes et les longitudes, avec les méridiens d’origine de Londres et de l’île de Fer, des tableaux comparatifs des distances, les itinéraires maritimes des explorateurs, des commentaires critiques, etc.

Par contre, plusieurs informations relatives aux explorations et aux données comparatives des tableaux sont différentes. Plusieurs divisions territoriales sont aussi différentes. Par exemple, sur la carte de 1753, la Nouvelle-France s’étend sur une grande partie de l’Amérique du Nord, tout en étant pratiquement encerclée par des possessions anglaises. Sur la carte de 1794, les limites du Québec sont celles définies par la Proclamation royale de 1763, alors que celles de l’Acte constitutionnel de 1791 devraient plutôt y figurer. Toutefois, les frontières de la nouvelle République des États-Unis d’Amérique, reconnue par le traité de Paris de 1783, sont bien indiquées sur cette carte.

Attardons-nous maintenant à la carte publiée par Laurie & Whittle.

Comme il s’agit d’une carte marine, les informations relatives à la navigation sont nombreuses et bien identifiées: océans, îles, caps, baies, cours d’eau, ports, passages, réseaux hydrauliques, etc. Les itinéraires maritimes sont tracés et datés, avec les noms d’explorateurs ou de navires. Outre les nombreuses images de bateaux, plusieurs éléments maritimes sont illustrés sur la carte: sens des courants, rochers, bancs de pêche, lieux sablonneux, etc. Des remarques ont trait à la température, à la présence de baleines et de glace.

La typographie joue un rôle important, par exemple la taille et les polices de caractères varient en fonction de l’importance des noms de pays et de régions. Les signes sont nombreux. Les montagnes sont illustrées par des traits en pointe. Les frontières sont tracées par des lignes pointillées. Les noms des capitales sont doublement soulignés, tels Paris, Londres et Madrid. Les principales villes européennes sont rapportées dans le coin inférieur gauche de la carte. Les limites septentrionales sont précisées par des lignes, en Asie selon des cartes marines anglaises et en Amérique du Nord selon une carte japonaise.

La toponymie fait l’objet de remarques, par exemple l’île de Pâques. Plusieurs peuples amérindiens sont localisés sur la carte, dont les Esquimaux, les Algonquiens et les Iroquois. Peu de toponymes sont inscrits à l’intérieur des continents.

Produite à la fin du siècle des Lumières, cette carte est basée sur de nombreuses sources documentaires. Elle se caractérise aussi par son souci d’exactitude attesté par des commentaires critiques, par exemple la remarque sur l’île du Brésil au large de l’Irlande. Par contre, elle reproduit encore des lieux imaginaires comme la rivière de l’Ouest se jetant dans le Pacifique, une nouvelle mer au cœur du Labrador et un passage traversant le Groenland.

Cette carte pourrait faire l’objet d’une analyse exhaustive étant donné les abondantes informations factuelles et les divers commentaires critiques qu'elle contient, entre autres sur les explorations maritimes et les relevés comparatifs des coordonnées géographiques affichées dans les tableaux.

Cartes

1753 - Amérique - A chart of North and South America, including the Atlantic and Pacific Oceans, with the nearest coasts of Europe, Africa and Asia (John Green et Thomas Jefferys) - Source: David Rumsey Historical Map Collection.

1794 - Amérique - A chart of North and South America, including the Atlantic and Pacific Oceans, with the nearest coasts of Europe, Africa and Asia (Laurie & Whittle) – Source: Gallica / Bibliothèque nationale de France (BnF).

10 mars 2017

Plan de Saint-Pétersbourg en 1727


À peine vingt-quatre ans après sa fondation par le tzar Pierre le Grand (1672-1725), et quinze ans après avoir été désignée capitale de l’Empire russe, la ville de Saint-Pétersbourg affiche déjà son aménagement distinctif. Examinons ce document remarquable en trois temps: l’analyse des éléments du plan, l’urbanisation du site et le contexte géopolitique.

Les éléments du plan

Le plan de 1727 se caractérise par son cartouche de titre ornementé, ses espaces coloriés et ses divers éléments cartographiques.

Sur un parchemin déroulé, le cartouche de titre contient le titre, la légende, l’échelle et le nom de l’auteur du manuscrit.

Le titre du document est décliné en quatre séquences : 1° Plan (nature du document), 2° de la Ville et du Fort de St Petersbourg (double sujet du plan), 3° Nouvelle Capitale et Résidence des Empereurs de Russie (importance de l’espace cartographié), 4° Batie par l'Empereur Pierre I sur quelques Isles du Golfe de Finlande à l'Embouchure de la Rivière de Neva (origine et localisation de la nouvelle capitale russe).

La légende porte sur la localisation de trente-deux édifices. Cette liste n’est pas exhaustive, car plusieurs autres sites sont identifiés directement sur le plan.

L’échelle graphique, exprimée en toises de Moscovie, correspond à une très grande échelle numérique d’environ 1:2 225.

La signature Schaffer L. apparaît à la fin du cartouche de titre. On peut présumer qu’elle identifie l’auteur du manuscrit.

Les couleurs utilisées sur le plan ne bénéficient pas d’une notice dans la légende. Par contre, elles correspondent aux éléments suivants : vert pâle et foncé > cours d’eau et rives; brindilles sur fond vert pâle > marais; petites ovales verticales > arbres; lignes noires > fortifications, rues et chemins; rouge > constructions; vert pâle > jardins.

Le type de projection est absent, mais une rose des vents indique que le plan est orienté vers le nord géographique (NNO).

L’analyse du plan permet de découvrir les traits caractéristiques de Saint-Pétersbourg, des singularités apparues dès sa fondation et maintenues pendant deux siècles.

L’urbanisation du site

Saint-Pétersbourg a été construite sur des îles du delta de la rivière Neva, une région marécageuse du golfe de Finlande, comme le précise d’ailleurs le titre du plan. Plusieurs de ces îles sont identifiées sur le plan, dont celle du Lièvre [entièrement occupée par la forteresse Pierre-et-Paul], de Saint-Pétersbourg et de l’Amirauté. Le zonage de la nouvelle ville est variable, certaines parties étant occupées, inhabitées ou planifiées (grande île occidentale Vassilievski).

La présence de fortifications s’explique par le contexte historique de la fondation de la ville, soit la guerre du Nord (1700-1721) entre les empires de Russie et de Suède. Dès la conquête de l’embouchure de la Neva, en 1703, les Russes édifient la forteresse Pierre-et-Paul. Sur l’île de l’Amirauté, le chantier des grands navires est fortifié en 1708 (lettre V dans la légende et sur le plan).

Plusieurs groupes ethniques sont concentrés dans des quartiers distincts: Allemands, Finlandais, Moscovites et Tartares. Les diverses activités commerciales sont dispersées: port des frégates, corderie, basserie et taverne, moulins, boucherie, marchés, magasins, etc. La navigation fluviale est illustrée par deux embarcations sur la Neva.

Quelques institutions politiques et services publics sont indiqués dans la légende et localisés sur le plan: résidences impériales, ancienne et nouvelle chancellerie, palais et maisons des sénateurs et des seigneurs (bojares); douanes, hôpital, cimetières, académie, imprimerie, hôtelleries, églises de différentes confessions, etc.

Le réseau routier est bien développé dans les zones habitées et esquissé en banlieue, comme en témoignent l’aménagement de routes et la construction de ponts. À titre d’exemple, la perspective Nevski est percée dans la forêt au cours des années 1710 pour relier l’arsenal, construit de 1705 à 1708, au couvent Saint-Alexandre, dont la construction débute en 1712.

Le contexte géohistorique

Le cadre du plan délimite la surface représentée, soit celle de la ville de Saint-Pétersbourg et de ses environs. Les deux cartes suivantes situent la capitale impériale dans son contexte régional et dans l’Empire russe. On y trouve presque tous les éléments cartographiques susceptibles d’être analysés.

La carte du golfe de Finlande est bilingue (allemand et russe). Elle a été dressée par Matthaeus Seutter:


La carte de l’Empire russe a été dressée en 1722 par le célèbre cartographe français Nicolas de Fer. Elle présente l’état des connaissances géographies sur une grande partie de l’Asie au début du 18e siècle, avec plusieurs commentaires inscrits directement sur les territoires représentés:


Ces trois plans remarquables nous permettent de découvrir les origines historiques de la célèbre ville de Saint-Pétersbourg.

Cartes

1727 - Saint-Pétersbourg - Plan de la Ville et du Fort de St Petersbourg, Nouvelle Capitale et Résidence des Empereurs de Russie, Batie par l'Empereur Pierre I sur quelques Isles du Golfe de Finlande à l'Embouchure de la Rivière de Neva. - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France (BnF).

18e siècle - Saint-Pétersbourg et ses environs - Accurata delineatio sinus finnici Cronstadio Petropolin usque una cum locis amoenis in litore ejus exstructis ad exemplar Petropolitanum calamo expressit / Matthaeus Seutter, cartographe et éditeur. - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France (BnF).

1722 - Empire russe - Les états du czar ou empereur des Russes en Europe et en Asie, avec les routes qu'on tient ordinairement de Moscow a Pekim / dressé sur les mémoires de Nicolas. Witzen, Evart Esbrand, le P. Avril et autres par Nicolas de Fer, Evart Esbrand et Philippe Avril. - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France (BnF).

Cartes complémentaires

18e siècle - Trois vues sur Saint-Pétersbourg - [Trois vues de Saint-Pétersbourg: prospect de l'Amirauté du côté de la rivière ; vue de la Chancellerie de la cour; prospect du Palais du grand amiral] - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France (BnF).

1717 - Saint-Pétersbourg - Plan de la nouvelle ville de Petersbourg / par Nicolas de Fer, ... Toises de Moscovie 600 / Éditeur: chez l'auteur (Paris). - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France (BnF).

1720 - Saint-Pétersbourg - An. 1703 an der Spitze der Ost-See auf etlichen Insuln bey dem Ausflus des Neva-Stroms erbaut and zur Aufnahm der Handelschafft und Schiffarth für die Russische Nation mit einer mächtigen Flotte versehen worden... / Homann, Johann Baptist Homann, cartographe / Éditeur: J.B. Homann (Nürnberg). - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France (BnF).

Guides touristiques

Kracheninnikova, Julia. - Saint-Pétersbourg. - Paris: Gallimard, 2012. - 323p. + planches. - (Encyclopédies du voyage). - ISBN 978-2-74-243132-8.

Phillips, Catherine; Rice, Christopher; Rice, Melanie. - Saint-Pétersbourg. - Montréal: Libre Expression, 2012. - 264p. + planches. - (Guides Voir). - ISBN 978-2-7648-0811-5.

Lecture complémentaire

Fédorovski, Vladimir. - Le Roman de Saint-Pétersbourg. Les amours au bord de la Néva. - Paris: Librairie générale française, 2005. - 316p. - (Livre de poche, n° 15610). - ISBN 978-2-253-15610-8. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 947.21 F et Fédorovski F294r.

Article connexe

Atlas de la Russie (Ian Barnes)

03 mars 2017

L’hiver du commissaire Ricciardi

Au début du 18e siècle, Antonio Vivaldi compose les Quatre saisons. Trois siècles plus tard, Maurizio de Giovanni écrit les quatre saisons du commissaire Ricciardi. J’ai lu la première, l’Hiver.


Naples, le 25 mars 1931, en la neuvième année de l’ère fasciste. Le célèbre chanteur Arnaldo Vezzi est assassiné au Théâtre royal San Carlo. Le commissaire Luigi Alfredo Ricciardi, secondé par le brigadier Raffaele Maione, se rend sur le lieu du crime. L’enquête commence.

Le plan de Naples (1930) ci-dessus permet de localiser les lieux figurant dans le roman, dont le Theatro San Carlo en D5.

L’incipit commence par un monologue surprenant, intrigant, énigmatique. Son sens se révélera au cours du récit, à la lumière de quelques autres monologues similaires.

Dans les quatre premiers chapitres, l’auteur nous fait découvrir la ville de Naples pendant l’entre-deux-guerres. Une ville divisée en deux par une frontière invisible, la via Toledo: d’un côté, les quartiers riches des nobles et des bourgeois et, de l’autre, les quartiers populaires. «La ville rassasiée et la ville affamée, la ville des fêtes et celle du désespoir.» C’est aussi dans ces chapitres que le lecteur apprend à découvrir l’histoire personnelle et professionnelle du protagoniste, depuis son enfance jusqu’à sa nomination de commissaire. L’attachement mutuel entre celui-ci et son subalterne Maione est aussi mis en perspective.

Les chapitres suivants sont consacrés à la scène du crime, à l’interrogatoire rapide du personnel et à l’enregistrement des noms des spectateurs. Le lieu du meurtre et certains membres du personnel, ainsi qu’un spectateur singulier, sont décrits avec beaucoup de minutie. Le lecteur peut alors observer et noter les traits de personnalité et la méthode de travail de Ricciardi.

À partir du chapitre 12, soit au lendemain de l’assassinat du ténor, l’enquête s’approfondit dans un contexte particulier. Le style d’écriture est alerte et les dialogues savoureux. Par ailleurs, les commentaires du narrateur soutiennent le déroulement des actions. Mais n’en disons pas davantage. Laissons au lecteur le plaisir de découvrir par lui-même intrigues, péripéties et dénouement poignant.

Au plaisir de lire la prochaine saison, celle du Printemps

Référence

De Giovanni, Maurizio. - L’Hiver du commissaire Ricciardi. - Traduit de l’italien par Odile Rousseau. - Paris: Payot & Rivages, 2011 © 2007. - 269p. - (Rivages/noir, n° 831). - ISBN 978-2-7436-2255-8. - [Citation, p. 27]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: DEG et De Giovanni D3179h.

Carte

1930 - Plan de Naples - Pianta di Napoli / Istituto geografico De Agostini (Novara). - [Ce plan permet de localiser les lieux figurant dans le polar, dont le Théâtre San Carlo en D5]. - Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

24 février 2017

Nigéria / Amzat Boukari-Yabara

Les catastrophiques extractions pétrolières dans le delta du fleuve Niger, les attaques meurtrières de la secte Boko Haram et les nombreuses grèves étudiantes au Nigéria m’ont incité à rechercher et à lire une synthèse sur ce pays. À cet égard, le livre Nigéria du chercheur et historien Amzat Boukari-Yabara s’est avéré tout indiqué.

L’ouvrage est d’une facture encyclopédique, tant par l’agencement de ses informations que par son style d’écriture. Précédé d’une introduction, il compte cinq chapitres abordant chacun un double thème: histoire et géographie, peuples et société, pouvoir et politique, économie et développement, éducation et culture. Des encadrés précisent certaines données marquantes tels la guerre du Biafra, les sociétés secrètes, les réseaux sociaux, les trafics humains, la charia, le pétrole, l’aménagement des villes, l’art royal du Bénin, les arts visuels et la musique. Une carte, un résumé et une bibliographie sont insérés à la fin de chaque chapitre. Le livre est complété par une conclusion, une bibliographie (livres et sites) et un index.

Le chapitre initial présente l’histoire ancienne, moderne, coloniale et contemporaine du Nigéria. Cette fresque historique est suivie d’informations géographiques: la démographie, les limites territoriales, le relief et le climat, la géopolitique.

Le chapitre suivant aborde différentes facettes déterminantes de la société nigériane: la diversité ethnique (plus de 250 peuples, dont les trois prédominants: Haoussa, Yoruba, Ibo), les statistiques démographiques, la situation sanitaire (maladies), la mosaïque religieuse, les inégalités économiques, les manifestations populaires, les télécommunications et les médias, la discrimination envers les femmes.

Le troisième chapitre porte sur les principaux enjeux politiques: les constitutions successives et les périodes dictatoriales, le système fédéral, la problématique de la sécurité intérieure et les relations internationales.

Le quatrième chapitre fait état de la situation économique: le commerce transfrontalier et mondial, le secteur bancaire et financier, les ressources minières (dont le pétrole et le gaz naturel), les problèmes énergétiques (réseaux pétroliers et électriques), l’agroalimentaire (agriculture, élevage, pêche), l’aménagement du territoire (urbanisme, transports).

Le dernier chapitre est consacré à la vie intellectuelle: le système éducatif, le patrimoine culturel (lettres et arts), la politique culturelle, les activités et productions culturelles (musique, cinéma, sports).

Tout au long de son exposé, l’auteur relève les grands défis auxquels le Nigéria est confronté, tout en soulignant les ressources humaines et matérielles dont disposent les Nigérians pour les relever.

Un ouvrage synthèse exemplaire et captivant! Une ressource documentaire inestimable!

Référence

Boukari-Yabara, Amzat. - Nigéria. - Bruxelles: De Boeck, 2013. - 114p. - (Monde arabe / Monde musulman). - ISBN 978-2-8041-8145-1. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 966.9 B762n 2013.

Auteur

Amzat Boukari-Yabara (Centre d’études africaines / ÉHESS)
Amzat Boukari-Yabara (Africultures)
Publications d’Amzat Boukari-Yabara (Cairn)
Walter Rodney (1942-1980) (Thèse d’Amzat Boukari-Yabara)

Références complémentaires

Cartes (au lendemain de l’indépendance)

1961 - Nigéria – Nigeria [Moyens de transport et principaux groupes ethniques] - Central Intelligence Agency (Gouvernement des États-Unis d’Amérique) - Library of Congress
1962 - Nigéria - Nigeria, administrative divisions - Central Intelligence Agency (Gouvernement des États-Unis d’Amérique) - Library of Congress

Livre (exploitation du pétrole dans le delta du fleuve Niger)

Klein, Naomi. - Tout peut changer. Capitalisme et changement climatique. - Montréal: Lux, 2016 © 2015. - 696p. - (Pollux). - ISBN 978-2-89596-238-0. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 363.73874 K644t 2016. - Voir: Opération changement climatique, p. 397-403.

Sur la Toile

Chronologie du Nigéria (Ritimo)
Nigéria (Perspective monde) (Université de Sherbrooke)
Nigéria (Chronologie depuis 1960) (Université de Sherbrooke)

17 février 2017

Pavillon pour la Paix / MBAM


Un superbe livre édité par le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), sous la direction de Nathalie Bondil: Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein, Art international et éducation: Atelier international d'éducation et d'art-thérapie Michel de la Chanelière.

Ce livre grand format compte trois parties.

La partie liminaire contient 1° des messages de Philippe Couillard, Jacques Parisien, l’Association des bénévoles du MBAM, Michal et Renata Hornstein et Michel de la Chenelière; 2° des exposés de Nathalie Bondil (Pavillon pour la Paix, Manifeste pour un musée des beaux-arts humaniste), des réflexions personnelles d’Hilliard T. Goldfarb sur les collectionneurs et mécènes Michal et Renata Hornstein, ainsi qu’un entretien avec Michal Hornstein; 3° les remerciements, dont l’allocution que Michal et Renata Hornstein devaient livrer lors de l’inauguration du pavillon.

La deuxième partie de l’ouvrage, la plus considérable, est constituée de planches annotées par les conservateurs Nathalie Bondil (NB), Sylvain Cormier (SC), Hilliard T. Goldfarb (HTG), et la documentaliste France Trinque (FT).

Sous forme de liste, la troisième partie présente d’une façon illustrée et chronologique les œuvres offertes au MBAM par Michal et Renata Hornstein. Cette dernière partie est complétée par des notices sur le droit d’auteur et les crédits photographiques.

Dans ses notes sur le Pavillon pour la Paix, Nathalie Bondil, directrice du musée, situe la création de cet édifice dans son contexte historique, rend hommage au couple Hornstein pour leur vie courageuse et leur altruisme envers la communauté montréalaise, souligne l’importance des dons financiers et artistiques des Hornstein au MBAM, présente le récit continu d’art international par le déploiement de 800 œuvres sur quatre des six étages du nouveau pavillon, explique la singularité de l’Atelier international d’éducation et d’art-thérapie Michel de la Chenelière, décrit les caractéristiques architecturales du Pavillon pour la paix tout en s’attardant au Sentier de la Paix.

Parmi les œuvres reproduites et décrites dans le livre, soulignons celles-ci:

Portraits de mariage (1574), Pieter Jansz. Pourbus (HTG)
Vue d’un village en hiver (fin des années 1620), Joos de Momper le Jeune et Jan Bruegel le Jeune (HTG)
Grand paysage de montagne (vers 1620), Joos de Momper le Jeune et Jan Bruegel le Vieux (HTG)
Navires près d’une côte rocheuse (1651), Simon le Vlieger (HTG)
Kaag et weyschuit fuyant la tempête (vers 1685), Willem Van de Velde le Jeune (HTG)
Paysage fluvial avec baigneurs (vers 1653), Philips Wouwerman (FT)
Nature morte aux coquillages (1640), Jacques Linard (HTG)
Nature morte aux instruments de musique (vers 1665-1670), Evaristo Baschenis (HTG)
Portrait de Madame Lethieullier (1739), Rosalba Carriera (FT)
Pêcheurs dans un port méditerranéen (1763), Joseph Vernet (SC)
Hallebardier (1895), Ferdinand Hodler (NB)

Référence

Bondil, Nathalie, dir. - Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein, Art international et éducation: Atelier international d'éducation et d'art-thérapie Michel de la Chanelière. - Montréal: Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), 2016. - 124p. - ISBN 708.11428 M9862m 2016. - BAnQ: 700 P.

Image

L’œuvre Nœud Pivoine de l’artiste français Jean-Michel Othoniel est suspendue au-dessus de l’escalier-événement, dans le Sentier de la Paix. - Photo prise par Claude Trudel, le 25 novembre 2016, lors d’une visite guidée au nouveau Pavillon pour la Paix.

Sur la Toile

Pavillon pour la Paix (MBAM)

10 février 2017

La ballade d’Ali Baba / Catherine Mavrikakis

La mer m’apparaissait pour la première fois dans sa nature primitive, sauvage, ignoble et merveilleuse.

Montréal, c’était bien, mais cette ville ne peut constituer la fin de mon voyage.

Mais mort, comme vivant, on ne peut avoir de lieu à soi ni de nostalgie…

Je refais avec toi la route de mon enfance.

Je sors tout droit d’une époque qui a disparu. Je suis la préhistoire et le monde à ses origines.

-

Afin de me situer dans l’espace-temps du récit, j’ai d’abord pris connaissance des titres des chapitres tout en les numérotant et en comptant leurs pages:

01 / 12 / Key West - 31 décembre 1968
02 / 11 / Las Vegas - Février 1970
03 / 28 / Montréal, sous la neige - Février 2013
04 / 11 / Montréal - Les samedis au début des années soixante
05 / 10 / Alger - 1939
06 / 27 / Montréal - Février 2013
07 / 13 / Florence - 1966
08 / 08 / Alger - 1948
09 / 24 / Montréal - Juin 2013
10 / 12 / Kalamazoo - Été 1968
11 / 08 / New York - 1957
12 / 21 / Retour à Key West - 31 décembre 2013

Sept villes réparties sur trois continents, l’Afrique du Nord, l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale: une ville québécoise (90 pages), quatre villes américaines (64 pages, dont Key West, 33 pages), une ville algérienne (18 pages) et une ville italienne (13 pages). Trois décennies (en huit chapitres, 1939-1970) et une année (en quatre chapitres, 2013): 1939 (Alger), 1948 (Alger), 1957 (New York), 1960s (Montréal), 1966 (Florence),1968 (Key West, Kalamazoo), 1970 (Las Vegas), 2013 (Montréal, Key West). En douze chapitres, un récit complexe en perspective (185 pages).

01 / L’incipit s’ouvre sur l’aurore d’une journée à l’extrémité de la Route 1 menant à l’archipel floridien des Keys. L’atmosphère est d’abord nostalgique, avec l’évocation de la période 1920-1950 et les temps géologiques, puis évocateurs du milieu attendu en ce 31 décembre 1968: Au bout du chemin, il y aurait… Le narrateur (ou la narratrice) se fond dans le nous.

La suite du chapitre apporte des précisions sur les protagonistes: le père, conducteur d’une Buick Wildcar turquoise, et ses trois filles: les jumelles Adriana et Alexia, âgées de 6 ans, et la narratrice, âgée de 9 ans. Les détails du voyage, de Montréal à Key West, sont relatés avec beaucoup de détails: deux jours de trajet, avec un arrêt à Florence (Caroline du Sud). Plus encore, le contexte familial est spécifié, soit la récente séparation de ses parents. L’arrêt à Islamorada est pittoresque, mais sanguinaire. La suite du récit est consacrée à l’observation de la nature et à la description de la personnalité du paternel.

02 / La narratrice, maintenant âgée de 10 ans, décrit l’atmosphère et le décor du Sahara Casino and Resort (Las Vegas) qui avait quelque chose de la caverne d’Ali Baba. Elle explique, avec lucidité, comment son père se sert d’elle vis-à-vis son public de parieuses. Confiée à une gardienne de l’hôtel, Rosemary, elle éprouve le bonheur de voir arriver l’acteur Jerry Lewis, sans plus se soucier de son père.

03 / En se dirigeant vers la bibliothèque de l’Université McGill, entre chien et loup, selon l’expression mainte fois répétée, la narratrice décrit une tempête de neige par temps glacial. Elle secourt un vieillard lui rappelant son père décédé neuf mois plus tôt. Le vieil homme interpelle sa fille Érina, une auteure célèbre. Sa voix évoque celle d’Ali Baba et des quarante voleurs, ainsi que celle de personnalités ayant marqué son enfance. Il lui parle de sa compagne Sofia, de son ex-femme Régine, d’un certain copain Peter et de Paul, l’ex-ami d’Érina.

La narratrice raconte ensuite les dernières années de démence de son père décédé à l’âge de 78 ans, ses huit dernières années de réfugié malade chez Régine. L’agonie de Vassili Papadopoulos, celui qui avait abandonné sa famille pendant plusieurs décennies, est racontée à la fin du chapitre, après l’évocation d’un cadavre de renard à Kalamazoo, en 1968, chez la tante de la narratrice.

04 / Au cours des années 1960, les produits de la mer en vente à la poissonnerie Waldman font l’objet d’une longue description par la narratrice. Les origines de ses parents sont dévoilées: sa mère une Française de Normandie; son père né en Grèce, mais ayant passé son enfance en Algérie. La suite du récit se poursuit avec les autres emplettes sur le boulevard Saint-Laurent et l’heureuse vie familiale dans le quartier grec de la métropole.

05 / La narratrice raconte le départ de la Grèce de la famille de Vassili, en 1939, pour fuir la guerre. Les descriptions des ports de Rhodes et d’Alger sont illustrées avec minutie et d’une façon attrayante. Les liens familiaux sont précisés, ainsi le lecteur apprend que la narratrice Érina a le prénom de sa grand-mère et que sa tante s’appelle Dina. Seulement âgé de 6 ans, Vassili éprouve un vif sentiment de responsabilité envers sa mère, ses trois frères et sa sœur, tous immigrants à Alger sans la présence du chef de famille.

06 / La narratrice accompagne son père au 29e étage d’une tour à logements, située à l’angle des rues Milton et Sainte-Famille. Sa rencontre avec Sofia, la compagne de son père, lui rappelle son ancienne amitié avec Christina, résidant auparavant dans le même édifice. Elle lui rappelle surtout les événements marquants de son enfance, tout en évoquant la vie de son père aussi bien dans l’Ancien Monde qu’ici. Au cours de ce chapitre très dense, Hamlet est cité fréquemment.

07 / Âgée de 6 ans, la narratrice participe à un voyage familial en France, en Suisse et en Italie. L’arrivée à Florence est épique, mais la famille finit par loger chez Gabriele, dans la ravissante campagne toscane. Le voyage se poursuit sur la Riviera jusqu’à Marseille où résident des membres de la famille de son père. La narratrice révèle pourquoi son père l’aimait tant, sa fille aînée lui rappelant sa mère Érina enterrée à Alger. Puis, ce fut le retour précipité à Montréal.

08 / La narratrice raconte l’enfance et l’adolescence de son père à Alger, alors qu’Érina souffre d’un cancer du sein. La personnalité du jeune Vassili est caractérisée avec moult détails et exemples, en insistant sur son dévouement indéfectible envers sa mère, tout en insistant sur son charme naturel. Dans ce chapitre, la narratrice compare la Casbah à la caverne d’Ali Baba.

09 / Après avoir évoqué le printemps, la narratrice décrit son arrivée au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, dans la nuit du 23 au 24 juin, pour remplir la promesse faite au fantôme de son père quelques mois plutôt. Celui-ci vient à sa rencontre et la conduit finalement à sa tombe, celle de Vassili Papadopoulos (1934-2012). Assistée par un fossoyeur fantomatique, la narratrice déterre et emporte les cendres de son père.

10 / Une double douleur surgit lors du voyage familial et l’arrivée à Kalamazoo (Michigan), celle d’un renard blessé mortellement par Vassili et celle de Régine, humiliée par les infidélités de son mari. La narratrice passe une semaine, avec ses amis, à observer la putréfaction du renard, alors que devant sa sœur Madeleine, sa mère dénonce la cruauté de Vassili. Deux semaines plus tard, celui-ci s’enfuit en Grèce. Le chapitre se termine par le divorce demandé et obtenu par Régine.

11 / Âgé de 23 ans, Vassili quitte Alger pour aller à New York, en passant par Marseille et Le Havre. Fuyant la Guerre d’Algérie, il ambitionne de devenir Américain, de repartir à zéro. Au cours de la traversée, il se remémore ses visites hebdomadaires à la tombe de sa mère Érina (1911-1949), ses espiègleries enfantines à la Casbah, l’enrôlement de ses frères dans l’armée française d’occupation et sa sœur qui a rejoint leur père à Montréal.

12 / Âgée de 54 ans, en route vers Key West, la narratrice protagoniste s’adresse directement aux cendres de son père: «Tu es là. Je refais avec toi la route de mon enfance.» Au South of the Border, chez El Pedro, à la frontière mitoyenne entre les Carolines, elle évoque la caverne d’Ali Baba. Arrivée, à Islamorada, elle s’identifie à la préhistoire, au monde à ses origines. Puis, au bout de Key West, elle s’apprête à quitter son père, et le lecteur, par ces derniers mots nostalgiques: «Tu seras éternel. Tu seras dans tous les récits. Tu seras lové au cœur de tous les possibles. Tu ne seras plus rien.»

Le récit se termine là où il avait commencé puisqu’il s’agit d’un retour sur le passé, sur celui d’une femme d’âge mûr en deuil de son cher père. Un roman émouvant, aussi loufoque que mélancolique. Une œuvre qui mériterait d’être approfondie dans le contexte de ses nombreuses évocations artistiques et littéraires, notamment celles de la pièce tragique Hamlet et du conte merveilleux Ali Baba et les quarante voleurs.

Référence

Mavrikakis, Catherine. - La ballade d’Ali Baba. - Montréal: Héliotrope, 2016. - 206p. - ISBN 978-2-923-97543-6. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: C MAV et Mavrikakis M461b. - [Citation, p. 15, 108, 160, 186, 199].

Auteure

Catherine Mavrikakis (Professeure titulaire, Université de Montréal)

Sur la Toile

Catherine Mavrikakis: au nom du père (Entrevue de l’auteure avec Marie-Louise Arsenault, Radio-Canada, 28 août 2014)
Ailleurs (Martine-Emmanuelle Lapointe, Voix et Images, automne 2014)
Le père fantôme (Danielle Laurin, Le Devoir, 6 septembre 2014)
Catherine Mavrikakis: sur la route du père (Chantal Guy, La Presse, 6 septembre 2014)
«Il y a dans la mort quelque chose d’apaisant»: une conversation avec Catherine Mavrikakis (Entrevue de l’auteure avec Pierre-Luc Landry, mmeh, 18 septembre 2014)
Catherine Mavrikakis: La ballade d’Ali Baba (Julie Ledoux, Voir, 26 novembre 2014)

03 février 2017

Cartes / Trésors de la Bodleian


The maps in this book represent a broad range of different examples, organized by theme to enable us to see parallels between maps produced in very different eras and places and to put them into a wider context that their historical one.

Le nouveau livre Treasures from the Map Room publié par l’Université d’Oxford, sous la direction de Debbie Hall, présente des cartes remarquables sélectionnées parmi les riches collections patrimoniales de la Bibliothèque Bodleian.

L’introduction présente successivement le contenu du livre et la constitution des collections cartographiques de la Bibliothèque Bodleian, en soulignant notamment les legs individuels majeurs et l’imposant dépôt légal des cartes produites par le Service de cartographie du Royaume-Uni.

Le livre compte sept chapitres dédiés à des thèmes cartographiques majeurs. Chaque chapitre débute par une introduction. Toutes les cartes sélectionnées dans chacun de ces chapitres sont commentées. En fin d’ouvrage, les sources et les références sont regroupées en fonction de ces sept chapitres.

Pour chaque chapitre, attardons-nous à l’introduction thématique et à une carte exemplaire illustrant son contenu.

1 - Communications

L’introduction présente trois types de cartes: les cartes routières qui nous sont familières (bien que relativement récentes), les cartes maritimes depuis les portulans et les cartes illustrant la navigation intérieure sur les cours d’eau. La carte de la Grande-Bretagne dite de Gough, de la fin du Moyen Âge, illustre les fleuves et rivières d’une importance stratégique à cette époque, ainsi que les routes entre les villes et villages. La carte de la Chine [1653] de Selden est aussi reproduite et commentée.

2 - Connaissances scientifiques

L’introduction relate le développement des connaissances scientifiques appliquées à la cartographie depuis le 16e siècle, ainsi que la succession des méthodes de production utilisées par les cartographes. Toutefois, la première carte étudiée dans ce chapitre est tirée du Livre des curiosités. Cette carte singulière, dressée au 11e siècle, a été dévoilée au monde seulement en l’an 2000.

3 - Acquisitions territoriales

L’introduction porte sur les possessions et délimitations territoriales aux niveaux individuel (propriétaires terriens) et collectif (pays). Les dépossessions des paysans en Angleterre et des autochtones en Nouvelle-Zélande sont expliquées dans ces contextes capitaliste et impérialiste. La carte des États-Unis d’Amérique (1845) dressée par James Wyld illustre les rivalités territoriales entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Mexique dans l’ouest de l’Amérique du Nord.

4 - Conflits militaires

L’introduction explique les différents usages des cartes militaires depuis le 17e siècle, ainsi que les moyens servant à leur production. La carte de Fonquevillers (1917) sert d’exemple pour illustrer la guerre des tranchées au cours de la Grande Guerre.

5 - Villes

L’introduction relate l’évolution des plans urbains, depuis l’Antiquité jusqu’au 19e siècle, en s’attardant à la Chronique de Nuremberg (1493), aux Villes du monde par Hogenberg et Braun (1572-1617), et aux productions du Service de cartographie du Royaume-Uni. La description du plan de la ville de Boston (1775) pendant la Guerre d’indépendance est particulièrement bien détaillée.

6 - Loisirs

L’introduction situe dans un contexte de prospérité l’utilisation de cartes à des fins récréatives: randonnée, ski, bicycle, etc. Le développement des voyages en chemins de fer et en automobile favorise la production de cartes touristiques. Les caractéristiques du plan du Palais de cristal (1864) produit par le Service de cartographie du Royaume-Uni sont mises en relief.

7 - Imaginaire

L’introduction tisse des liens entre la cartographie, les arts visuels et la littérature. La carte du Wilderland (1937), imaginée par J. R. R. Tolkien dans Le Hobbit, sert d’exemple.

L’ouvrage est complété par la liste des contributeurs, les sources iconographiques, une bibliographie sélective et un index, tandis que le sommaire et les remerciements d’usage précèdent l’introduction.

Un livre d’une facture luxueuse, mais surtout un répertoire enrichissant pour les amateurs de cartographie.

Référence

Hall, Debbie, dir. - Treasures from the Map Room. A Journey through the Bodleian Collections. - Oxford (Royaume-Uni): Bodleian Libraries, 2016. - 223p. - ISBN 978-1-85124-250-4. - [Citation, p. 8]. - BAnQ: 912.09 B6681t 2016.

Carte

1861 - Paris - Souvenir du Nouveau Paris, ses Monuments, Promenades, Boulevarts et grandes voies de communications. Plan simplifié pour se guider seul dans Paris / Dessiné et. gravé par Marie-Hilaire Guesnu / Fatout, éditeur scientifique. - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de Franceé. - [Cette carte est reproduite et commentée dans Treasures from the Map Room.]

Cartographie

Livres numériques gratuits > Anciennes cartes géographiques, Atlas du Québec, Cartes commentées, Grammaire de la carte

27 janvier 2017

Enquêtes criminelles / Police scientifique

Endossez le costume d’enquêteur et résolvez 7 énigmes de science légale.

Tel est le défi lancé par Lionel Fox aux lecteurs de son nouveau volume Police scientifique.

En introduction à son recueil, l’auteur recommande au lecteur enquêteur de se poser ces questions:

À qui profite le crime ?
Quel est le mobile du crime ?
De quels moyens l’assassin disposait ?
L’assassin a-t-il agi seul ?
Qui avait un alibi ?
Y a-t-il des témoins ?
Quels sont les indices lissés sur le lieu du crime ?

Ainsi préparé, l’enquêteur néophyte peut essayer de résoudre tour à tour les meurtres racontés dans l’opuscule, dont les dossiers ont des titres évocateurs:

Une odieuse créature
Trou de mémoire
Orchidées sauvages
Eau dormante
Une histoire de femmes
Une histoire simple
À la source du mal

Chaque dossier contient les éléments suivants: une courte nouvelle intitulée Les prémisses, le déroulement de L’enquête policière, un encadré intitulé Pour en savoir plus, une question à résoudre par le lecteur, des annexes (pièces à conviction, empreintes, rapports d’analyse, photos, manuscrits ou autres indices).

Les solutions des enquêtes sont insérées en fin d’ouvrage, sous le titre Affaires classées.

Une lecture captivante, des récits intrigants, des enquêtes amusantes.

Bref, un livre jeunesse fort intéressant!

Référence

Fox, Lionel. - Police scientifique. - Paris: Hachette (Marabout), 2016. - 96p. - ISBN 978-2-501-11341-0. - Bibliothèques de Montréal: nouveauté.

20 janvier 2017

Botanique / Les familles de plantes


L’ouvrage de Frédéric Dupont et Jean-Louis Guignard présente sous un volume réduit et de manière concise les grandes unités naturelles. En évitant de s’encombrer de détails inutiles qui trop souvent découragent le profane, les auteurs font preuve de dons pédagogiques particulièrement brillants; ils vont doit à l’essentiel mais savent enrichir leur matière d’un fait saillant ou d’une note personnelle qui allège le texte et capte l’attention du lecteur. (Jean-Marie Pelt)

Dès les premières pages, le caractère didactique de cette 16e édition de l’ouvrage est triplement souligné par Yves Cohen (présentation de la collection Abrégés de pharmacie), Jean-Marie Pelt (préface), et les auteurs (avant-propos).

Les deux premiers chapitres, ainsi que le dernier, ont trait à des généralités:

1 - Généralités sur l’organisation des végétaux
2 - Systématique des végétaux
16 - Notions élémentaires sur la répartition des végétaux

Le chapitre initial souligne à la fois le caractère de synthèse des végétaux et leur faible différenciation.

Le chapitre 2 porte sur les grands groupes végétaux et leurs embranchements (divisions, classes, ordres, familles, genres, espèces), la nomenclature binominale (depuis Linné), la notion d’espèce, les classifications artificielles, naturelles et phylogénétiques des espèces.

Le chapitre 16 aborde la répartition et l’écologie des végétaux sous les aspects suivants: la notion de flore (espèces indigènes ou spontanées, naturalisées, adventives et invasives) et de végétation (paysage), le déterminisme de la flore (évolution) et de la végétation (facteurs externes et biotiques), l’adaptation des plantes, les formations et les associations végétales.

Les différentes familles de plantes sont ainsi regroupées dans les autres chapitres:

3 - Embryophytes
4 - Bryophytes = mousses et alliées
5 - Trachéophytes ou Plantes vasculaires
6 - Ptéridophytes = fougères et alliées
7 - Spermatophytes ou Plantes à graines
8 - Gymnospermes ou Plantes à ovules nus
9 - Angiospermes ou Plantes à ovaires
10 - Angiospermes monoporées
11 - Monocotylédones
12 - Triporées
13 - Rosidées
14- Préastéridées
15 - Astéridées

Chacun de ces chapitres est structuré d’une façon similaire (généralités; puis descriptions des familles sélectionnées). De nombreuses illustrations (photos et schémas) accompagnent les exposés.

Le livre contient trois outils de repérage: une table des matières détaillée, un index taxonomique et un index botanique.

L’abrégé est destiné aux étudiants universitaires, futurs phytothérapeutes, allergologues ou pharmaciens. Par ailleurs, ce livre vise aussi un large public: « À l’amateur de botanique trouvera, ce livre révélera la grande aventure des plantes supérieures, des mousses aux plantes à fleurs, lui fera connaître les trésors que les végétaux apportent: nourriture, médicaments, paysages et lui montrera aussi la place de l’écologie au sein des sciences de la vie.»

Référence

Dupont, Frédéric; Guignard, Jean-Louis. - Botanique. Les familles de plantes. - 16e édition. - Présentation par Yves Cohen. - Préface par Jean-Marie Pelt. - Paris: Elsevier / Masson, 2015. - xvi, 388p. - (Abrégés de pharmacie). - ISBN 978-2-294-74117-3. - [Citations, p. viii et xi]. - BAnQ: 580 D938b 2015.

Image

Hémérocalle (Daylily)
Hemerocallis ‘North Wind Dancer’
Xanthorrhoeaceae ou Asphodelaceae
Origine horticole

Source > Flore du Jardin botanique de Montréal (Album photo)

Articles connexes

Botanique et horticulture / Références
Flore du Jardin botanique de Montréal

13 janvier 2017

Atlas des États-Unis d’Amérique


L’approche géographique permet de ne pas occulter les enjeux tout en évitant les généralisations hâtives.

Le nouvel Atlas des États-Unis publié par les Éditions Autrement contient trois parties:

- Introduction

- Chapitres:

Naissance et affirmation de la nation
Les paradoxes de la puissance
L’American way of life et son envers
L’Amérique fait-elle encore rêver le monde?

- Annexes.

L’introduction développe les aspects suivants: les données de base du pays (superficie, population, inégalités sociales et mode de vie stéréotypé); les contradictions fondamentales de la société (prospérité/pauvreté, multiculturalisme/ségrégation, lutte de classes, criminalité et populisme); orientations des auteurs. Cette introduction est complétée par une carte de l’Amérique du Nord avec les fuseaux horaires.

Chacun des quatre chapitres, tout comme chacun des thèmes abordés, est introduit par un sommaire. Les illustrations sont nombreuses, diversifiées, exemplaires: cartes, schémas, tableaux et graphiques. Un résumé conclut chaque chapitre.

Le premier chapitre peut être considéré comme une fresque historique et sociale des États-Unis d’Amérique. Parmi les thèmes présentés, signalons ceux-ci: les peuples autochtones, l’expansion territoriale, la constitution, l’immigration, les divisions régionales, l’urbanisation.

Le chapitre suivant est consacré aux mutations économiques: la mondialisation, l’immigration sélective, l’agriculture, l’industrie, l’éducation, l’énergie, l’eau et les catastrophes naturelles.

Le troisième chapitre est dédié au mode de vie américain: l’individualisme, la mobilité géographique, la surconsommation alimentaire, l’étalement urbain, les inégalités sociales, la ségrégation et le racisme, la religion, les espaces publics, le tourisme, les armes en circulation, les débats et les élections.

Le dernier chapitre traite de la scène internationale: le rayonnement culturel, le commerce, la puissance militaire et les conflits armés, les pays limitrophes (Mexique, Cuba, Russie).

Le livre est complété par une bibliographie (livres et sites) et par un répertoire d’œuvres américaines majeures (films, livres et bandes dessinées).

Tant pour les cartes que pour les autres illustrations et les exposés, cet atlas constitue un outil incomparable pour mieux comprendre les États-Unis d’Amérique.

Référence

Montès, Christian; Nédélec, Pascale. - Atlas des États-Unis. Un colosse aux pieds d’argile. - Cartographie de Cyrille Suss. - Paris: Autrement, 2016. - 95p. - (Atlas / Monde). - ISBN 978-2-7467-4280-2. - [Citation, p. 7]. - BAnQ: 917.3 M779a 2016.

Carte

2014 - États-Unis d’Amérique - The National Map (Gouvernement des États-Unis d’Amérique)

Sur la Toile

Formation territoriale des États-Unis (Histoire à la carte)
Geography and Maps (Library of Congress)

Articles connexes

Carte des États-Unis d’Amérique (1784)
Le nouvel impérialisme (David Harvey)
Éducation à la citoyenneté
Atlas historique des États-Unis

05 janvier 2017

Gabriel Nadeau-Dubois (2016)

Tout en poursuivant ses études supérieures de maîtrise en sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), l’étudiant Gabriel Nadeau-Dubois continue d’intervenir dans l’espace public, notamment par des entrevues percutantes, des chroniques radiophoniques hebdomadaires et des rencontres populaires à travers le Québec.

Le jugement de la Cour suprême favorable au militant Gabriel Nadeau-Dubois et la consultation citoyenne Faut qu’on se parle, initiée par le jeune progressiste, marquent un tournant dans la vie publique de cette personnalité québécoise.

Voici une sélection de documents relatifs à Gabriel Nadeau-Dubois au cours de cette année charnière.

Les nouveaux penseurs : Suggestions de Yolande Cohen et Gabriel Nadeau-Dubois (Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada, 14 janvier 2016) (Audio, 21:48 min)

Visite du ministre de l’Éducation dans les écoles (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 18 janvier 2016) (Audio, 07:38)

5 questions sur l'égalité à Gabriel Nadeau-Dubois (Équipe de rédaction, Gazette des femmes, 20 janvier 2016)

L’essai Inégalités : Discussion avec Gabriel Nadeau-Dubois et Éric Pineault (Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada, 18 février 2016) (Audio, 18:26 min)

La question du féminisme aujourd’hui (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 7 mars 2016) (Audio, 07:27 min)

Corruption et politique / UPAC: il faut couper la branche (Chronique par Gabriel Nadeau-Dubois, Ricochet, 21 mars 2016)

Margaret Thatcher, les melons d'eau, la société / En se voulant apolitiques, les écologistes se privent de toute capacité de changement (Gabriel Nadeau-Dubois, Liberté, n° 311, printemps 2016) [Disponible pour consultation dans les édifices de BAnQ]

Les ingrédients du soulèvement populaire (Table ronde avec Gabriel Nadeau-Dubois, Mélissa Mollen-Dupuis et Marcos Ancelovici, Médium large, Radio-Canada, 11 avril 2016) (Audio, 20:44 min)

Le salaire minimum à 15$ (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Radio-Canada, 18 avril 2016) (Vidéo, 07:30 min)

La dangereuse judiciarisation du débat public (Lucie Lemonde - Ligue des droits et libertés, appuyée par 50 groupes sociaux, Le Devoir, 21 avril 2016)

Condamnation pour outrage au tribunal: les restrictions à la liberté d'expression au Canada doivent être conformes au droit international (Anne Sainte-Marie - Amnistie internationale, CNW Telbec, 21 avril 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois espère «tourner la page» demain (Jean-Philippe Angers / La Presse canadienne, Le Soleil, 21 avril 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois devant la Cour suprême du Canada (Radio-Canada, 22 avril 2012)

La cause de Gabriel Nadeau-Dubois devant la Cour suprême (Pascale Poinlane, Radio-Canada, 22 avril 2016 à 5 h 49, mis à jour à 14 h 28)

Fin de la saga judiciaire pour GND (Mélanie Marquis - La Presse canadienne, Le Devoir, 23 avril 2016)

Une tentative ratée pour réinventer la protestation (Discussion avec Gabriel Nadeau-Dubois et Jenny Salgado, Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada, 3 mai 2016) (21:12 min)

Fort McMurray, l'environnement et les sables bitumineux (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 9 mai 2016) (Vidéo, 08:03 min)

Tenir tête, de Gabriel Nadeau-Dubois / Cet incontournable a été choisi par le public (Lux éditeur) (Radio-Canada, 12 mai 2016)

Mohamed Ali, grand sportif ET grand militant (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 6 juin 2016) (Vidéo, 07:38 min)

L’essai L’illusion du consensus de Chantal Mouffle lu par Gabriel Nadeau-Dubois (Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada, 7 juin 2016) (Audio, 16:18 min)

De la revendication citoyenne à la réalité politique: éternelle dualité? (Table ronde, Gabriel Nadeau-Dubois, un des conférenciers invités, École d’été du Cérium, 17 juin 2016)

Quel patriotisme pour le Québec actuel? (Causerie avec Gabriel Nadeau-Dubois et Jonathan Livernois, Librairie Raffin, 22 juin 2016) (Vidéo, 07:00 min)

Un système d'emplois publics garanti en Inde (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 23 juin 2016) (Vidéo, 08:46 min)

Discours patriotique (Gabriel Nadeau-Dubois, La fête nationale dans Villeray, Facebook, 24 juin 2016)

Une coopérative d'autopartage des chauffeurs de taxi et d'Uber à Denser (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 14 juillet 2016) (Vidéo, 08:04 min)

Une application qui met en relation réfugiés et citoyens offrant un logement (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 21 juillet 2016) (Vidéo, 08:04 min)

La journée de travail de 6 heures (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 28 juillet 2016) (Vidéo, 08:06 min)

«Que révèle la popularité de Donald Trump sur la société américaine?» (Gabriel Nadeau-Dubois et Andréanne Bissonnette, Relations, n° 785, juillet-août 2016) [Accès gratuit avec BAnQ numérique].

Défi 60 secondes: Gabriel Nadeau-Dubois (L’actualité, 2 août 2016) (Vidéo, 01:17 min)

Sao Paulo, une ville sans publicités (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 4 août 2016) (Vidéo, 06:59 min)

Le blocage québécois (Gabriel Nadeau-Dubois, L’Actualité, 8 août 2016)

Les grands employeurs paient le transport en commun à leurs employés à San Francisco (Chronique de Gabriel Nadeau-Dubois, Gravel le matin, Radio-Canada, 18 août 2016) (Vidéo, 06:47 min)

Gabriel Nadeau: le militant inspiré (Entrevue avec Marie-Louise Arsenault, Les incontournables, Radio-Canada Première, 23 août 2016)

Programme d'Emploi garanti en Inde (Radio-Canada, Chronique radiophonique de Gabriel Nadeau-Dubois à Gravel le matin, 6 septembre 2016) (Vidéo, 08:46 min)

Faut qu’on se parle (Communiqué de presse) (Microblogue) (Lancement de l'initiative citoyenne, 27 septembre 2016 - Communiqué de presse, 28 septembre 2016)

Nadeau-Dubois et Aussant s'unissent dans un projet politique (Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, 27 septembre 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant de retour dans l’arène politique (Agence QMI, Journal de Montréal, 27 septembre 2016)

Croisons nos doigts (Gilles Bordonado, Journal La Revue, 27 septembre 2016)

«Faut qu’on se parle» - Cinq personnalités lancent une initiative politique non partisane (Jean-Martin Aussant, économiste, Claire Bolduc, agronome, rurale et militante, Maïtée Labrecque-Saganash, militante crie et étudiante en science politique à l’UQAM, Gabriel Nadeau-Dubois, auteur et militant, Alain Vadeboncoeur, urgentologue et auteur, Le Devoir, 28 septembre 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant lancent leur initiative politique non partisane (François Messier, Radio-Canada, 28 septembre 2016) (Vidéo, 02:29 min)

Aussant et Nadeau-Dubois: la création d'un parti politique possible (Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, 28 septembre 2016)

Faut qu’on se parle, oui, mais (Marc-André Bergeron Bertrand, Le Devoir, 28 septembre 2016)

Aussant et Nadeau-Dubois partent en tournée pour «changer le Québec» (Ian Bussières, Le Soleil, 28-29 septembre 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois refait surface avec un nouveau projet politique et accorde une PREMIÈRE entrevue à Éric... Grâce à Bernard (Entrevue avec Éric Duhaime, FM 93 / Duhaime-Drainville le midi, 28 septembre 2016) (Audio, 20:56 min)

Jean-Martin Aussant réunit une équipe pour faire avancer le Québec (Entrevue avec Gabriel Nadeau-Dubois, TVA Nouvelles, 28 octobre 2016) (Vidéo, 06:57 min)

Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant lancent leur initiative politique non partisane (Vidéo, 02:29 min) (François Messier, Le Huffington Post Québec, Radio-Canada.ca, 28 septembre 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois et Jean-Martin Aussant lancent leur initiative politique non partisane (Vidéo, 02:29 min) (Radio-Canada, 28 septembre 2016)

Faut qu’on se parle / Malgré son immense potentiel, le Québec a de la difficulté à avancer (Jean-Martin Aussant, Claire Bolduc, Maïtée Labrecque-Saganash, Gabriel Nadeau-Dubois et Alain Vadeboncoeur - Respectivement économiste; agronome, rurale et militante; militante crie et étudiante en science politique à l’UQAM; auteur et militant; et urgentologue et auteur, Le Devoir, 29 septembre 2016)

Au cœur de la première assemblée de cuisine du mouvement «Faut qu’on se parle» (Thomas Gerbet, Radio-Canada, 29 septembre 2016)

«Faut qu'on se parle»: Bolduc et Labrecque-Saganash parmi les têtes d'affiche (Thomas Deshaies, L’Écho abitibien et Le Citoyen, 29 septembre 2016)

Des artistes financent «Faut qu’on se parle» (Marco Fortier, Le Devoir, 29 septembre 2016)

Le nouveau joueur (Michel David, Le Devoir, 29 septembre 2016)

Faut qu’on se parle (François Cardinal, La Presse, 29 septembre 2016)

A-t-on besoin de jaser? (Judith Lussier, Journal Métro, 29 septembre 2016)

Antidote au cynisme? (Josée Legault, Le Journal de Montréal, 29 septembre 2016)

«Faut qu'on se parle» ou la démarche qui exclut la personne dont on parle (Sylvain Raymond, spécialiste en communication, Le Huffington Post Québec, 30 septembre 2016)

Faut qu'on se parle (Gabriel Nadeau-Dubois, Faut qu'on se parle, Facebook, 30 septembre 2016)

Des «inclusifs» qui excluent (Sébastien Bilodeau - Secrétaire-trésorier de Génération nationale, candidat à la maîtrise en service social, Le Devoir, 30 septembre 2016)

'Faut qu’on se parle' mieux que ça! (Blogue de Pierrot Péladeau, Entretien avec Renaud Poirier-St-Pierre, responsable des communications, Le Journal de Montréal, 30 septembre 2016)

"Faut qu’on se parle" met à l’essai son concept de consultation publique (Boris Proulx, Ricochet, 4 octobre 2016)

#Fautquonseparle, un simple trip d'égo? (Gabriel Nadeau-Dubois, Facebook, 6 octobre 2016)

Ce cauchemar qui n’en finit pas lu par Gabriel Nadeau-Dubois (Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada, 6 octobre 2016) (Audio, 11:50 min)

200 assemblées de cuisine pour le mouvement Faut qu'on se parle (Radio-Canada, 6 octobre 2016)

Faut qu'on se parle: ce qui viendra après les «assemblées de cuisine» (Entrevue avec Alain Vadeboncoeur et Gabriel Nadeau-Dubois, Radio-Canada, 7 octobre 2016) (Audio, 09:51min)

Faut qu’on se parle… en français (Maxime Laporte et Éric Bouchard - Respectivement avocat et président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal; et directeur général et porte-parole du Mouvement Québec français, Le Devoir, 7 octobre 2016)

Faut qu'on se parle: ce qui viendra après les «assemblées de cuisine» (Catherine Perrin, Radio-Canada, 7 octobre 2016) (Audio, 09:51 min)

Le temps pour se parler (Céline Hequet, Ricochet, 7 octobre 2016)

Assemblée de cuisine à Léry (Gabriel Nadeau-Dubois, Facebook, 9 octobre 2016)

Maïtée Labrecque-Saganash (Grande entrevue animée par Nathalie Petrowski, La Presse, 9 octobre 2016)

Des portraits pour Faut qu'on se parle (Alexandre Claude, photographe, 11 octobre 2016)

Le collectif «Faut qu'on se parle» s'arrête à Québec (Entrevue avec Gabriel Nadeau-Dubois, Musée de la civilisation, Radio-Canada, 11 octobre 2016) (Audio, 08:09 min)

«Faut qu'on se parle» s'agrandit pour répondre aux critiques (Le Huffington Post Québec, 11 octobre 2016) (Audio, 02:29 min)

Faut qu'on se parle victime de son succès (David Rémillard, Le Soleil, 11 octobre 2016)

The face of Quebec's post-separatist politics? (Kevin Dougherty, a Quebec City-based journalist covering Quebec affairs and the National Assembly, iPolitics, 12 octobre 2016)

Cercle de presse du Saguenay (Gabriel Nadeau-Dubois et Claire Bolduc) (YouTube, 13 octobre 2016) (Vidéo, 58:11 min)

Deux assemblées de cuisine hier à Saint-Félicien (Gabriel Nadeau-Dubois, avec Claire Bolduc à St-Félicien, Facebook, 13 octobre 2016)

Le collectif «Faut qu’on se parle» de passage à Saguenay (Radio-Canada, 13 octobre 2016)

«Les gens en ont assez des chicanes politiques», dit Gabriel Nadeau-Dubois (Louis Tremblay, Le Quotidien, 13 octobre 2016)

Les mouvements «Idle No More» et «Faut qu'on se parle» s'invitent au Forum jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue (Émélie Rivard-Boudreau, Radio-Canada, 15 octobre 2016)

400 personnes attendues à la consultation Faut qu'on se parle (Claude Plante, La Tribune, 18 octobre 2016)

Faut qu'on se parle: une salle comble à Sherbrooke (Mélanie Noël, La Tribune, 18 octobre 2016)

Sherbrooke: salle comble pour le collectif Faut qu'on se parle (Carl Marchand, Radio-Canada, 18 octobre 2016)

Sherbrooke répond à l’appel de «Faut qu’on se parle» (Charles-Antoine Rondeau, Le Sherbrooke Express, 18 octobre 2016)

«Faut qu’on se parle» fait jaser à Québec (Frédérick Durand, Impact Campus, 18 octobre 2016)

La tournée «Faut qu'on se parle» de passage à Nicolet (Le Courrier Sud, 21 octobre 2016)

L’éducation est au cœur des préoccupations des Québécois («Faut qu’on se parle» à Rouyn-Noranda) (Thierry de Noncourt, La Frontière / Le Citoyen, 26 octobre 2016)

L'Abitibi-Témiscamingue répond présente au collectif «Faut qu'on se parle» (Émilie Parent-Bouchard, Radio-Canada, 26 octobre 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois connaîtra jeudi le verdict de la Cour suprême (Jessica Nadeau, Le Devoir, 26 octobre 2016 17h24)

Outrage au tribunal: Gabriel Nadeau-Dubois est acquitté (Jessica Nadeau, Le Devoir, 27 octobre 2016 à 10h21)

Outrage au tribunal: Gabriel Nadeau-Dubois gagne en Cour suprême (Vincent Brousseau-Pouliot et Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, 27 octobre 2016 à 09h49, mis à jour à 10h37)

Gabriel Nadeau-Dubois a gain de cause en Cour suprême (Guillaume St-Pierre, Canoë, 27 octobre 2016 à 07h09, mis à jour à 10h38) (Vidéo, 08:50 min)

Amnistie salue la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Gabriel Nadeau-Dubois (Amnistie, 27 octobre 2016)

Jugement de la Cour suprême du Canada (Morasse c. Nadeau‑Dubois, Jugements de la Cour suprême, Lexum, 27 octobre 2017) (Texte officiel intégral, 79 pages)

Victoire de Gabriel Nadeau-Dubois / Un litige de trop (Éditorial de Brian Myles, Le Devoir, 28 octobre 2016)

Supreme court clears Quebec student leader of contempt four years after he gained fame during 2012 tuition protests (Graeme Hamilton, Montreal Gazette, 28 octobre 2016)

Mouvement «Faut qu'on se parle»: Jean-Martin Aussant anime une assemblée de cuisine à Nicolet (Marie-Pier Bouchard, Radio-Canada, 28 octobre 2016)

«Faut qu'on se parle» s'arrête en Gaspésie (Radio-Canada, 30 octobre 2016)

Oublions un instant GND (Paul Journet, La Presse, 31 octobre 2016)

Victoire de GND en Cour suprême: revisiter l'outrage au tribunal (Jean-Claude Hébert, La Presse, 31 octobre 2016)

Faut Qu’on Se Parle Gets NDG Residents’ Take on Socio-Political Change in Quebec News (Sharon Yonan Renold, The Link, 31 octobre 2016)

Le collectif «Faut qu’on se parle» de passage à Joliette (L’Action, 31 octobre 2016)

À la Une ! Rencontre avec Gabriel Nadeau Dubois «Faut qu’on se parle» (Centre Femmes en mouvement de Bonaventure, TéléVag, 31 octobre 2016) (Vidéo, publication le 8 novembre 2016, 21:58 min)

À la Une ! Rencontre avec Gabriel Nadeau Dubois «Faut qu’on se parle» (Centre Femmes en mouvement de Bonaventure, TéléVag, 31 octobre 2016) (Vidéo, publication le 9 novembre 2016, 01:58 min)

Mouvements étudiants et outrage au tribunal (Pierre Trudel, Le Devoir, 3 novembre 2016)

Inverser le cynisme par l’espoir: le défi de Karel Mayrand (Lauréanne Daneau, La Gazette de Mauricie, 3 novembre 2016)

Tournée «Faut qu’on se parle» / Gabriel Nadeau-Dubois à Mont-Laurier le 4 novembre 2016 (Le Courant, 3 novembre 2016)

Gabriel Nadeau-Dubois a ajouté 12 nouvelles photos (Facebook, 4 novembre 2016)

Les gens ont parlé à Ripon (Jessy Laflamme, La Petite Nation, 5 novembre)

«Il faut qu’on se parle» s’arrête à Gatineau (Laurence Gagnon , La Revue, 6 novembre 2016)

Faut qu'on se parle débarquera à Sutton / L'essayiste et militante féministe Aurélie Lanctôt sera la représentante de la tournée Faut qu'on se parle à Sutton (Antoine Lacroix, La Voix de l’Est, 6 novembre 2016)

Faut qu'on se parle débarquera à Sutton (Antoine Lacroix, La Voix de l’Est, 7 novembre 2016)

Faut qu'on se parle débarquera à Sutton / Élections américaines (Gabriel Nadeau-Dubois, Facebook, 9 novembre 2016)

L'échec de «l'establishment» aux États-Unis (Gabriel Nadeau-Dubois et Pauline Marois, Radio-Canada, 9 novembre 2016) (Audio, 12:33 min)

Élections américaines (Gabriel Naceau-Dubois, Facebook, 10 novembre 2016)

Faut qu’on se parle de passage dans la MRC des Sources (Sophie Marais, L’étincelle, 13 novembre 2016)

Retour sur Faut qu’on se parle (Ioana Brassard, Communications étudiantes universitaires de Chicoutimi, CEUC, 14 novembre 2016)

L’initiative Faut qu’on se parle s’arrête à Sept-Îles (Martin Bélanger, Le Nord-Côtier, 15 novembre 2016)

Le gros bon sens, SVP! [Rencontre avec la communauté sourde de Montréal] (Maïtée Labrecque-Saganash, Journal Métro, 16 novembre 2016)

La question des relations entre les communautés au cœur du débat «Faut qu'on se parle» (Evelyne Côté, SRC, 16 novembre 2016)

Faut qu'on se parle: Gabriel Nadeau-Dubois chez l'habitant (Simon Diotte, Le Huffington Post Québec, 22 novembre 2016)

«Dans la peau de…» Aurélie Lanctôt / Un regard lucide et lumineux (Entrevue animée par Elise Lagacé, La Bible urbaine, 25 novembre 2016)

Quelque chose comme un projet de société (Entrevue avec Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec, Radio-Canada, 25 novembre 2016) (Vidéo, 03:41 min)

Peu de temps avant l'arrêt de la tournée... / «Faut qu’on se parle» dans Ahuntsic-Cartierville (25 novembre 2016) (Thomas Deshaies, Le Journal des voisins, publié le 15 décembre 2016)

La tournée de «Faut qu'on se parle» tire à sa fin (Mathieu Dion, Huffington Post, RCQC, Radio-Canada.ca, 26 novembre 2016)

Deux cents personnes participent à une consultation «nouveau genre» (Charles Lepage, L’Avantage, 30 novembre 2016)

Il n’y a pas de pays sans grand-père (film Le goût d’un pays) (Manon Dumais, Le Devoir, 2 décembre 2016) (Vidéo, 02:28 min)

Rencontre des jeunes avec M. Gabriel Nadeau-Dubois (Rédaction, Centre culturel algérien (CCA), 4 décembre 2016) (Photos de la rencontre, 10 décembre 2016)

Faut qu'on se parle: l'heure des bilans (Entretien de Will Prosper avec Catherine Perrin, Radio-Canada, 7 décembre 2016) (Audio, 15:30 min)

Bilan de la consultation Faut qu'on se parle (Simon Mousse, professeur au Cégep des Îles, CFIM, 7 décembre 2016) (Audio, 06:55 min)

Extrait du discours de clôture de Gabriel Nadeau-Dubois (Faut qu’on se parle, Presse-toi à gauche!, 8 décembre 2016) (Vidéo, 04:40 min)

Discours de clôture de Gabriel Nadeau-Dubois (Faut qu’on se parle, MADOC, 8 décembre 2016) (Vidéo, 17:15 min)

Faut qu'on se parle, une expérience enrichissante selon Gabriel Nadeau-Dubois (Audio, 11 min) (Entrevue à Gravel le matin, Radio-Canada, 9 décembre 2016)

L’éducation au cœur des préoccupations / La tournée du mouvement citoyen Faut qu’on se parle se termine (Philippe Orfali, avec Marco Fortier, Le Devoir, 9 décembre 2016)

«L’élite» à l’écoute du peuple / La tournée Faut qu’on se parle inspire les partis politiques (Marco Fortier, Le Devoir, 10 décembre 2016)

Note

Au terme de l’année 2016, Gabriel Nadeau-Dubois obtient le diplôme Maîtrise en sociologie (Université du Québec à Montréal) (UQÀM) / Information communiquée par Marie-Louise Arsenault et confirmée par Gabriel Nadeau-Dubois (Radio-Canada, Plus on est de fous, plus on lit!, Sommaire de l’émission, 10 janvier 2017)

Articles connexes

A - Livres et références

Tenir tête (Publication et critiques / Analyse du livre)
Libres d’apprendre
Références

B - Chroniques radiophoniques

Saison 1 (2013-2014)
Saison 2 (2014-2015)
Saison 3 (2015-2016)

C - Rétrospectives

Gabriel Nadeau-Dubois (2009-2012)
Gabriel Nadeau-Dubois (2013)
Gabriel Nadeau-Dubois (2014)
Gabriel Nadeau-Dubois (2015)
Gabriel Nadeau-Dubois (2016)