14 octobre 2017

Le dragon des Amériques

La serre des plantes des régions arides du Jardin botanique de Montréal contient une collection fascinante et diversifiée d’espèces provenant d’Amérique et d’Afrique. À titre d’exemple, voyons le dragon des Amériques présenté par Valérain Mazataud dans la revue Quatre-Temps.


«Ce cactus semi-épiphyte possède deux types de racines. Les principales s’ancrent dans le sol pour alimenter la plante en eau et en nutriments. Les racines aériennes, elles, lui permettent de s’accrocher à tous les types de supports. […] Ses fruits se récoltent de juin à décembre.»


L’article présente aussi les témoignages d’un anthropologue du Guatemala, Ronaldo Lec Ajcot, et du président de l’Association des producteurs de pitaya du Nicaragua, Sebastian Tanda, sur la culture de cette plante en zone aride.

Un article fort intéressant qui m’a incité à aller observer la fructification de cette plante au Jardin botanique de Montréal.

Référence

Mazataud, Valérian. - «Le dragon des Amériques». - Dans Quatre-Temps, la revue des Amis du Jardin botanique de Montréal, Automne 2017, Vol. 41, N° 3, P. 13. - ISSN 0820-5515. - Article au format PDF.

Images

Pitaya (Night-blooming Cereus), Hylocereus undatus, Cactaceae, Origine naturelle inconnue, Jardin botanique de Montréal. - Photos / Le monde en images © Claude Trudel 2017

Sur la Toile

Quatre-temps (AJBM)
Amis du Jardin botanique de Montréal (AJBM)
Jardin botanique de Montréal (JBM)
Serre des régions arides (JBM)

Articles connexes

Botanique et horticulture / Références
Flore du Jardin botanique de Montréal (Plus de 2 600 photos)

13 octobre 2017

Fleury Mesplet, l'imprimeur des Libertés

- Le changement dérange et sème la crainte à cause de l’inconnu

Jean-Paul de Lagrave et Jacques G. Ruelland ont rédigé une biographie du premier imprimeur francophone du Québec sous forme de roman historique en 2001. Cette œuvre de fiction est basée sur la thèse de doctorat de Jean-Paul de Lagrave présentée à l’Université de Montréal en 1985.

Une Déclaration liminaire, par Fleury Mesplet (1734-1794), est affichée sur la première page du roman. On y trouve les appartenances et espoirs de son auteur: amours et amis, péripéties en France, en Angleterre, aux États-Unis d’Amérique et au Québec, postérité souhaitée.

Complété par un épilogue, le récit compte trente-sept courts chapitres. Chacun de ceux-ci débute par une citation de penseurs célèbres: Babeuf, Bayle, Beauharnais, Beccaria, Buffon, Burns, Byron, Cicéron, Condorcet, D’Alembert, D’Holbach, de Lespinasse, Diderot, Helvétius, Horace, Laclos, Locke, Mably, Marc-Antoine, Montesquieu, Morelly, Naigeon, Raynald, Sénèque, Voltaire, Wordsworth.

Le récit est mené tambour battant. Il permet au lecteur de s’imprégner des idées valorisées au siècle des Lumières, dans le contexte tumultueux de la Guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique et de la Révolution française. Les ouvrages novateurs des grands intellectuels du 18e siècle sont évoqués, notamment ceux Condorcet, Diderot et Voltaire. Plusieurs extraits d’œuvres sont même insérés dans le récit.

Le monde de l’imprimerie, aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord, est bien décrit: imprimeurs et collaborateurs, formation, presses et papiers, marchés ecclésiastiques et civils, publications, contexte politique, etc.

Dans l’ensemble, ce livre présente une fresque historique de la seconde moitié du 18e siècle, notamment au Québec, tout en mettant en jeu de fortes personnalités aux destins contrariés, contrastés et opposés. Outre Fleury Mesplet, soulignons entre autres les rôles joués par plusieurs personnages historiques (dont ses trois épouses): Pierre du Calvet, Guy Carleton (Dorchester), Benjamin Franklin, Frédéric Haldimand, Valentin Jautard, Marie de Marivaux, Henri Mézière, Étienne Mongolfier, Thomas Paine, Marie Marguerite Piérard, René-Ovide Hertel de Rouville, Marie-Anne Tison.

Le style d’écriture des auteurs rend agréable la lecture du récit, nous incitant ainsi à consulter des ouvrages historiques pour mieux connaître cette époque charnière de notre histoire nationale.

Référence

Lagrave, Jean-Paul de; Ruelland, Jacques G. - L’imprimeur des Libertés: Fleury Mesplet (1734-1794). Roman historique. - Montréal: Les Éditions du Point de Fuite, 2001. - 391p. - ISBN 978-2-89553-019-X. - [Citation, Fleury Mesplet, p. 146]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: LAG et Lagrave L178i.

Référence connexe

Lagrave, Jean-Paul de. - Fleury Mesplet, 1734-1794: diffuseur des Lumières au Québec. - Montréal: Patenaude, 1985. - xv, 501p. - ISBN 2-9800-4500-4. - [Présenté à l'origine comme thèse de doctorat de l'auteur, Université de Montréal, 1985]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 070.50924 M582l et 920.4 M582La 1985.

Sur la Toile

Fleury Mesplet (Claude Galarneau, 1980) (Dictionnaire biographique du Canada)
La Gazette littéraire (1778-1779): notre première œuvre de fiction? (Pierre Hébert et Jacques Cotnam, Voix et Images, n° 202 (1995): 294–313. - Érudit.
Fleury Mesplet, 1734-1794 (Dictionnaire des journalistes, Jean-Paul de Lagrave)

Maisonnée Mesplet-Mirabeau en 1785 (Ville de Montréal)
Montreal Gazette / La Gazette de Montréal en 1785 (Ville de Montréal)
Parc Fleury-Mesplet (Ville de Montréal)

1764 - Île de Montréal et ses environs - Un extrait de cette carte attribuée à Jacques-Nicolas Bellin figure sur la couverture de L’imprimeur des Libertés: Fleury Mesplet (1734-1794).

Encyclopédie de Diderot (1751)

08 octobre 2017

Portail des jeunes


À l’occasion de la rentrée scolaire 2017-2018, le Portail des jeunes a été enrichi et mis à jour.

Les ressources répertoriées sont regroupées par domaines d’études: Généralités, Langues, Arts et musique, Éducation physique et sports, Éthique et culture religieuse, Sciences humaines, Sciences et mathématiques.

La rubrique Généralités propose un grand nombre de sites usuels: Bibliothèques, Dictionnaires, Encyclopédies générales, Banques d’images, Devoirs et travaux scolaires.

La rubrique Langues récence des ressources linguistiques en français, en anglais et en espagnol.

La rubrique Art et musique liste plusieurs sites nationaux et internationaux dans le domaine artistique.

La rubrique Éducation physique et sports contient un site gouvernemental sur l’activité physique.

La rubrique Éthique et culture religieuse cite quelques ressources.

La rubrique Sciences humaines propose un grand nombre de sites sous les thèmes Histoire, Géographie, Cartographie, Éducation à la citoyenneté.

La rubrique Sciences et mathématiques liste un grand nombre de sites sous les thèmes Actualités, Astronomie, Biologie, Chimie, Environnement, Génie, Géologie, Mathématiques, Physique, Santé et médecine, Sciences naturelles.

La plupart des sites sélectionnés sont produits par des gouvernements (ministères, municipalités) et des organismes (agences, bibliothèques, centres de recherche, commissions scolaires, musées, universités).

Le portail est complété par la rubrique Remarques portant sur la recherche documentaire, la prudence et le droit d’auteur lors de l’utilisation de ressources offertes sur la Toile.

Sur la Toile

Portail des jeunes (Formatic 2000)

06 octobre 2017

Carte française des Indes britanniques (1838)


Dans un article paru dans la revue Carto, le spécialiste Jean-Yves Sarazin présente ainsi cette carte dressée par le colonel d’État-major Pierre Lapie et son fils, le capitaine Alexandre-Émile Lapie: «Au XIXe siècle, rares étaient les documents accessibles sur les Indes britanniques sur le marché français. Publiée en 1838, cette carte était alors la seule.»

Laissons aux historiens de la cartographie le soin d’établir les sources documentaires et la genèse de cette carte remarquable. Attardons-nous plutôt à dégager quelques caractéristiques de cette carte du sous-continent asiatique figurant dans l’Atlas universel de géographie ancienne et moderne (Pierre Lapie, Paris, 1838).

Plusieurs éléments mettent en évidence la nature prestigieuse de la carte, à commencer par son contour: un double trait noir, une large bande lignée contenant les degrés des coordonnées géographiques et une bande plus mince indiquant les sous-degrés de ces coordonnées. Le méridien d’origine est celui de Paris. La France vit alors sous la Monarchie de juillet (1830-1848), le régime qui a déclenché la conquête de l’Algérie.

Le cartouche de titre est élégant. Sous des tailles et des polices de caractères différentes, il contient le titre et le sous-titre de la carte, les noms et fonctions des cartographes, ainsi que le nom et les coordonnées de l’éditeur (ville, année, adresse). Le sous-titre met l’emphase sur la représentation complète du territoire indien. L’indication des titres militaires des cartographes donne un cachet d’autorité à la carte et souligne la validité de son contenu.

La carte affiche six échelles: myriamètres ou lieues nouvelles, lieues communes de France, lieues marines, milles anglais, milles géographiques et cos indiens. Cette diversité témoigne de la multiplicité des systèmes de mesure à cette époque, ainsi que des diverses autorités politiques sur l’espace cartographié.

Les toponymes ont des tailles et polices de caractères très variés. Ils illustrent la hiérarchie des espaces représentés (exemples): espaces nationaux (Hindoustan, Empire chinois, Empire d’Annam), régions (Bengale, Thibet du milieu, Tonkin), villes (noms en italiques), etc.

Plusieurs signes conventionnels sont utilisés, mais ils ne font pas l’objet d’une légende (exemples): relief (traits hachurés des montagnes), cours d’eau (traits continus; fleuves, rivières), basses terres (petits traits horizontaux, regroupés et légèrement distancés), rivages maritimes (minces traits horizontaux), atolls (petits ronds), établissements (cercles simples ou doubles, avec ou sans point central; villages, villes, chefs-lieux, capitales), routes (traits d’union), régions (traits pointillés colorés), etc.

L’expansion britannique sur la plus grande partie de l’Asie méridionale est un processus toujours en cours en 1838, mais d’autres pays européens possèdent tout de même des comptoirs maritimes (exemples): Pondichéry (France), Tranquebar (Danemark), Negapatam (Pays-Bas) et Goa (Portugal). Toutefois, la carte fait l’impasse sur le marquage des possessions coloniales européennes.

Cette carte a été dressée dans le contexte de la grande triangulation du territoire indien par la Grande-Bretagne, travail gigantesque d’arpentage commencé par William Lambton (1802-1823) et poursuivi ensuite par George Everest (1823-1843). Dès lors, comment expliquer le silence des Lapie, père et fils, sur la colonisation européenne dans le sous-continent asiatique? Formulons une hypothèse: face à l’hégémonie grandissante de la Grande-Bretagne, ces cartographes français ont voulu escamoter l’élimination presque complète de leur pays dans cette région du monde.

Références

Sarazin, Jean-Yves. - «De l’usage de la carte pour voyager entre le XVIe et le XIXe siècles». - Carto, le monde en cartes. - N° 29, mai-juin 2015. - ISSN 2112-6720. - P. 66-73. - Revue française disponible à la Grande Bibliothèque (BAnQ).

Lapie, Pierre (1779-1850) - Catalogue de la Bibliothèque nationale de France (BnF)

Lapie, Pierre; Lapie, Alexandre-Émile. - Atlas universel de géographie ancienne et moderne: précédé d'un abrégé de géographie physique et historique. - Paris: P-C Lehuby, 1838. - WorldCat (OCLC). - [Livre non consulté].

Schwartzberg, Joseph E., dir. - A Historical Atlas of South Asia. - 2e édition. - New-York et Oxford: Oxford University Press, 1992. - xxxix, 378p + documents mobiles (tableau, chronologie, cartes plastifiées). - ISBN 0-19-506869-6. - [Voir The Expansion of British Power, 1766-1857, p. 55-56]. - BAnQ: 911.54 H673hi 1992.

Carte

1838 - Indes britanniques - Carte de l'Inde en deça et au delà du Gange / dressée par M. Lapie, Colonel, ... et M. Lapie fils, ... | Pierre Lapie et Alexandre Émile Lapie, auteurs du texte; P. C. Lehuby, éditeur (Paris). - Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France.

Article connexe

Atlas historique de l’Asie méridionale

30 septembre 2017

Collections de bonsaïs

Le Jardin botanique de Montréal possède plusieurs collections d’arbres miniaturisés. Certains de ces bonsaïs sont exposés en permanence dans le Jardin céleste (serre des penjings), tandis que d’autres font l’objet d’expositions temporaires. Celles-ci sont présentées pendant la saison estivale au Jardin japonais, au Jardin de Chine et à la Maison de l’arbre Frédéric-Back. Par ailleurs, une exposition annelle a lieu au cours de l’hiver dans la serre d’Accueil.


Jardin japonais / Érable trident (Trident Maple) Acer buergerianum, Sapindaceae, Arbre miniaturisé ayant 65 ans

Jardin de Chine (Cour du printemps) / Lilas des Indes (Crape Myrtle), Lagerstroemia indica, Lythraceae, Arbre miniaturisé ayant 85 ans

Serre d’Accueil / Bougainvillée glabre (Paper Flower), Bougainvillea glabra ‘Royal Purple’, Nyctaginaceae, Arbre miniaturisé ayant 25 ans

Jardin céleste (serre des penjings) / Jasmin d'hiver (Winter Jasmine), Jasminum nudiflorum ‘Nanum’, Oleaceae, Arbre miniaturisé ayant 40 ans

Maison de l'arbre Frédéric-Back (Cour des arbres miniatures nord-américains) / Aubépine du Mexique (Mexican Hawthorn), Crataegus mexicana, Rosaceae, Arbre miniaturisé ayant 35 ans

Le plus vieil arbre de ces collections est exposé dans la Cour des arbres miniatures nord-américains de la Maison de l'arbre Frédéric-Back:


Thuya occidental (Eastern White-cedar), Thuja occidentalis, Cupressaceae, Arbre miniaturisé ayant 450 ans

Références

Les Bibliothèques de Montréal et la Grande Bibliothèque (BAnQ) offrent un grand nombre d’ouvrages sur les bonsaïs.

Images

Photos prises au Jardin botanique de Montréal / Le monde en images © Claude Trudel 2017

Sur la Toile

Jardin botanique de Montréal (JBM)

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Botanique et horticulture / Références
Flore du Jardin botanique de Montréal (Plus de 2 400 photos)

29 septembre 2017

Perdre le Nord / Kathy Reichs

Les morts sont impuissants, mais ceux dont on considère le décès comme pouvant résulter d’un acte répréhensible sont victimes d’un surcroît d’indignité.

Temperance Brennan, narratrice-protagoniste.

Le chapitre initial de ce polar relate la découverte d’un bébé mort par l’anthropologue judiciaire Temperance Brennan dans un logis miteux de Saint-Hyacinthe. La description des lieux est aussi méthodique que minutieuse. Les personnages concernés par l’enquête sont nombreux: des policiers de la Sûreté du Québec, plusieurs employés du Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal (LSJML), un médecin et une infirmière de l’hôpital local, et la présumée mère du bébé décédé. La mise en scène du récit est donc détaillée. L’enchaînement avec le chapitre suivant est intrigant.

Le deuxième chapitre est encore plus macabre. D’autres personnages entrent en scène: le propriétaire de l’immeuble, le conjoint de la personne suspecte, une voisine et l’évocation de Kevin, le petit frère de Temperance Brennan décédé de leucémie à l’âge de trois ans. En fin de chapitre, l’arrivée impromptue d’un conducteur d’une voiture devant l’immeuble relance l’intrigue.

Passons sur le chapitre 3, bien qu’il traite de la suspecte.

Au chapitre suivant, les services gouvernementaux logés dans l’Édifice Wilfrid-Delorme sont identifiés et localisés par étage. Les quatre salles d’autopsie et leurs spécificités sont ensuite précisées. La narratrice opère dans la salle n° 4. Plusieurs autres personnages sont nommés et décrits, dont la technicienne assistante de Temperance Brennan. Diverses technologies de pointe pour pratiquer les autopsies sont présentées. Un petit indice découvert en fin de chapitre annonce un nouvel épisode.

Le chapitre 5 raconte les descriptions froides d’autopsies. Par contre, la narratrice-protagoniste évoque ses sentiments personnels à la fin du chapitre. Celui-ci, comme les précédents, se termine par le surgissement d’un nouveau fait qui sera exploré au chapitre suivant.

Laissons maintenant aux lecteurs désireux de connaître la suite du récit le soin de poursuive la lecture de cette histoire technico-policière. Pour ma part, après un quatrième meurtre anticipé et similaire aux précédents, j’ai cessé la lecture de ce livre.

Bref commentaire et question connexe. Polar d’une lecture facile, d’une banale structure narrative stéréotypée. Ce roman écrit pour un lectorat américain a-t-il été produit à l’aide d’un algorithme informatique?

Référence

Reichs, Kathy. - Perdre le Nord. - Traduit de l’américain par Viviane Mikhalkov et Dominique Haas. - Paris: Robert Laffont, 2015. - (Pocket, n° 16167). - 380p. - ISBN 978-2-266-25508-0. - [Citation, p. 14]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: C REI et 813.54 R352bone F2015.

22 septembre 2017

Anthologie de Lu Xun


Sebastian Veg a publié une nouvelle traduction des œuvres majeures du plus grand écrivain chinois de l’époque contemporaine: la Préface à mes Œuvres choisies, les recueils de nouvelles Cris et Errances, et le recueil de poèmes en prose Mauvaises herbes. Cette prestigieuse anthologie est imprimée sur papier bible.

Parmi ces chefs-d’œuvre, rappelons quelques-uns des plus emblématiques: Journal d’un fou, L’édifiante histoire d’a-Q, Vœux de bonheur, Revanche, Présenter une opinion, Un combattant comme ça.

Les annotations de Sebastian Veg accompagnant ces textes sont enrichissantes et diversifiées. Le livre débute par une note sur l’édition. La préface de Lu Xun et ses trois recueils sont suivis des notes du traducteur. En plus, les trois recueils sont suivis de notices explicatives portant sur chacune des nouvelles et chacun des poèmes en prose. L’ouvrage est complété par une postface, une bibliographie (textes, études) et un index.

Un ouvrage de référence qui sera apprécié par tous les amateurs de la littérature chinoise, en général, et du célèbre écrivain Lu Xun (1881-1936), en particulier.

Référence

Lu Xun. - Nouvelles et poèmes en prose. - Traduction, annotation et postface de Sebastian Veg. - Paris: Éditions Rue d’Ulm / École normale supérieure, 2015. - 663p. - (Versions françaises). - ISBN 978-2-728-80514-3. - BAnQ: 895.1351 L9267n 2015.

Image

Nouvelle jeunesse (Document dans le domaine public) (Charlie fong, Wikepedia Commons, 2009)

Sur la Toile

Lu Xun (Biographie) (Chine Informations)
Lu Xun (Biographie) (La nouvelle dans la littérature chinoise contemporaine)
« La véritable histoire d’AQ »: la nouvelle de Lu Xun et le film de Cen Fan (Brigitte Duzan, 2011)
Idéologie et traduction: la réception des traductions de Lu Xun en France (Fang Gao, Meta, 2014)
Lu Xun, Nouvelles et poèmes en prose, édition de Sebastian Veg (Yinde Zhang, Perspectives chinoises)

Article connexe

La véritable histoire d’Ah Q

15 septembre 2017

Le prunier de Damas au Québec

La prune de Damas aurait pu être définitivement oubliée au Québec si ce n’était de l’achat d’un domaine près de Kamouraska par l’historien Paul-Louis Martin, puis la création de la Maison de la prune au même endroit.


La professeure Colette Butet raconte l’odyssée québécoise du prunier de Damas dans le numéro courant de la revue Quatre-temps.

Le couple Paul-Louis Martin et Marie de Blois achète en 1974 un domaine pourvu d’un immense verger à Saint-André-de-Kamouraska. Avec leurs enfants, ils consultent des spécialistes de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière. Ensuite, ils redonnent vie au verger ancestral tout en développant un second verger. Bien plus, en 1992, ils créent la Maison de la prune où des produits du terroir sont mis en vente.

Dans une monographie, l’historien Paul-Louis Martin raconte l’introduction du prunier de Damas par Samuel de Champlain et l’implantation de cet arbre fruitier dans la vallée laurentienne, par des communautés religieuses, au cours du 17e siècle.

Au milieu du 19e siècle, Sifroy Guéret plante un verger de 1 000 pruniers à Saint-André-de-Kamouraska. Cette initiative fait des émules et un grand nombre de nouveaux vergers de pruniers sont implantés dans la région. Ainsi, en 1901, il y a près de 220 000 pruniers dans les paroisses de la Côte-du-Sud.

La production de prunes décline à partir des années 1930. L’adoption générale de la production laitière, l’avènement des chemins de fer et les importations en provenance du Sud ontarien et de la Californie expliquent ce phénomène.

Deux encadrés accompagnent l’exposé de Colette Butet. Le premier porte sur l’origine orientale du prunier de Damas, dans le contexte des Croisades. Le second présente l’environnement propice à cet arbre fruitier dans la vallée du fleuve Saint-Laurent.

L’horaire et les coordonnées du Maison de la prune, ainsi qu’une biographie sommaire, complètent cet article illustré par quelques superbes photos.

Quel plaisir de découvrir cette facette de notre histoire nationale!

Références

Butet, Colette. - «L’odyssée québécoise du prunier de Damas». - Dans Quatre-Temps, la revue des Amis du Jardin botanique de Montréal, Automne 2017, Vol. 41, N° 3, P. 52-55. - ISSN 0820-5515. – [Citation, p. 52].

Colette Butet est professeure retraitée d’histoire-géographie du Collège Marie-de-France (Montréal). Elle est bénévole à l’Herbier Marie-Victorin du Jardin botanique de Montréal.

La revue Quatre-temps peut être consultée dans les Bibliothèques de Montréal, la Grande Bibliothèque (BAnQ) et la Bibliothèque du Jardin botanique de Montréal.

Martin, Paul-Louis. - Les fruits du Québec, histoire et traditions des douceurs de la table. - Québec: Septentrion, 2002. - 219p. - ISBN 2-89448-339-2. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 634.09714 M3825f 2002.

Image

Prunier de Damas (Damson Plum Tree), Prunus domestica ssp. insititia, Rosaceae, Jardin botanique de Montréal. - Photo / Le monde en images © Claude Trudel 2017

Sur la Toile

Amis du Jardin botanique de Montréal (AJBM)
Quatre-temps (AJBM)
Jardin botanique de Montréal (JBM)
Maison de la prune (Saint-André-de-Kamouraska)

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Botanique et horticulture / Références
Flore du Jardin botanique de Montréal (Plus de 2 000 photos)

08 septembre 2017

Botanique systématique


Le fait de nommer les organismes, en particulier ceux qui ont une utilité médicale, culinaire ou pratique, ou qui sont toxiques ou dangereux, est un élément fondamental dans l’histoire de l’humanité. Les noms représentent un moyen important d’échanger les informations sur les êtres vivants et aussi de transmettre les connaissances de génération en génération. Il existe plusieurs façons de nommer les êtres vivants: par un nom commun, un nom descriptif composé de phrases ou un nom binominal.

Sous la direction de Rodolphe-Édouard Spichiger, Murielle Figeat et Daniel Jeanmonod, les Presses polytechniques et universitaires romanes (PPUR) viennent de publier la 4e édition de «la somme des enseignements universitaires dispensés par les enseignants-chercheurs des Conservatoire et Jardin botanique de la Ville de Genève».

La Botanique systématique vise un double but: 1° présenter une documentation actualisée des champignons et des plantes selon l’arbre phylogénétique des Eucaryotes; 2° décrire une sélection de 106 familles de plantes à fleurs des flores tropicales et tempérées selon une séquence basée sur la phylogénie moléculaire.

La partie préliminaire du livre contient l’avant-propos des auteurs à la 4e édition, les remerciements et la table des matières.

L’ouvrage compte deux grandes parties. La première compte quatre chapitres:

1 - Histoire de la classification botanique
2 - Espèces, spéciation et évolution de la biodiversité
3 - Flores et végétation
4 - Diversité et évolution des plantes et des champignons.

La seconde partie, constituée par le chapitre 5 (le plus considérable de l’ouvrage), porte sur les angiospermes (plantes à fleurs):

- Introduction (origines, fleur, appareil végétatif, lignées, angiospermes basales)
- Euangiospermes (Magnoliidae, Liliidae)
- Eudicotylédones (Eudicotylédones basales)
- Pentapétalées (Rosidées basales, Rosanae, Malvanae)
- Superasteridées (Préasteridées, Asteridae).

Des références bibliographiques sont insérées à la fin de chaque chapitre (p. 20, 33-34, 50-51, 92-94, 375-376). Les auteurs ont aussi puisé leur documentation dans ces ressources électroniques:

Angiosperm Phylogeny Website (APG)
Code international de nomenclature pour les algues, les champignons et les plantes (CIN)
International Association for Plant Taxonomy (IAPT)
Missouri Botanical Garden (MBG)
The Plant List (TPL).

Le livre contient un grand nombre d’illustrations, dont celles-ci:

- Carte de répartition des biomes terrestres
- Photos sur les principaux types de végétation
- Arbre phylogénétique des Eucaryotes (5 tableaux)
- Diagrammes, schémas, cartes et photos des fiches signalétiques.

Les fiches signalétiques décrivant chacune des 106 familles de plantes sélectionnées sont ainsi constituées et affichées à l’intérieur d’un cadre, sur une double page:

Nom de la famille
Genres, espèces, distribution
Description de la famille (habitus, feuilles, inflorescence, fleur, fruit)
Taxonomie
Plantes (utilitaires, alimentaires, médicales)
Diagramme floral du genre
Planisphère de la distribution
Schéma et photos au microscope des parties de la plante.

L’ouvrage contient trois annexes:

- Tableau comparatif de la situation des familles dans les 5 plus grands systèmes de classification: Engler (1924), Conquist (1981), Thorne (1992), Dahgren (1989), APG III (2009)

- Clé de détermination des familles tropicales par l’observation préalable des caractères végétatifs (91 illustrations)

- Glossaire (21 pages).

Un index (29 pages) et des notices biographiques sur les auteurs complètent l’ouvrage: Rodolphe-Édouard Spichiger, Philippe Clerc, Murielle Figeat, Daniel Gautier, Daniel Jeanmonod, Pierre-André Loizeau, Yamama Naciri, Mathieu Perret et Michelle Price.

Une ressource documentaire admirable!

Histoire de la classification botanique

Voici la table des matières du premier chapitre, avec les noms des scientifiques selon les différentes étapes historiques de la classification botanique:

1 - Classification vernaculaire

2 - Prémisses de la classification (Antiquité et Moyen Âge) / Aristote, Théophraste, Pline, Dioscoride, Albertus Magnus (Albert le Grand), Abu Hanifah Ahmad Ibn Dawud Dinawari, Ibn Sina (Avicenne), Abu Muhammad Ibn Al-Baitar (Ebembitar)

3 - Premières classifications scientifiques (16e et 17e siècles) / Otto Brunfels, Luca Ghini, Jérôme Bock, Andréa Caesalpino, Johannes Bauhin, Kaspar Bauhin, John Ray, Pierre Magnol, Joseph Pitton de Tournefort

4 - Linné et l’invention de la nomenclature moderne / Carl Von Linné

5 - Classifications naturelles (fondements de la systématique moderne) / Michel Adanson, Antoine-Laurent de Jussieu, Augustin-Pyramus de Candolle, George Bentham

6 - Premières classifications évolutives / Charles Robert Darwin, Alfred Russel Wallace, Jean-Baptiste Monet (Lamark), Adolphe Théodore Brongniart, August-Wilhelm Eichler, Adolf Engler, Richard Von Wettstein, Charles E. Bessey, Hans Hallier, Alfred B. Rendle, Auguste A. Pulle, John Hutchinson

7 - Classifications contemporaines prémoléculaires / Armen Takhtajan, Arthur Conquist, George L. Stebbins, Robert F. Thorne, Rolf Dahgren

8 - Classifications phylogénétiques moléculaires / Sneath & Sokal, W. Hennig, Chase et al., Angiosperm Phylogeny Group (APG)

9 - Nomenclature botanique / Système classique de classification (emboîtement de catégories): règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre et espèce; les auteurs donnent deux exemples: les familles des Rosaceae et Solanaceae. Le taxon sert à désigner l’une ou l’autre de ces catégories, sans considération du rang.

Flores et végétations

Voici la table des matières du chapitre 3, avec l’indication des principaux types de végétation:

1 - Histoire des flores et de la végétation

2 - Diversité végétale

3 - Types de végétation (planisphère et photos en couleurs) / Forêts denses humides, Mangroves, Forêts denses sèches, Savanes et forêts claires, Steppes tropicales ou pseudo-steppes, Forêts tempérées humides sempervirentes, Végétations sclérophylles méditerranéennes, Forêts tempérées décidues, Steppes et prairies, taïga, Toundra, Déserts, Végétation de montagne.

Référence

Spichiger, Rodolphe-Édouard et al. - Botanique systématique avec une introduction aux grands groupes de champignons. - 4e édition entièrement revue et augmentée. - Lausanne: Presses polytechniques et universitaires romanes (PPUR), 2016. - x, 448p. - ISBN 978-2-88915-134-9. - [Citations, p. 15, V]. - Bibliothèque du Jardin botanique de Montréal et BAnQ: 0245 S65.1 F 2015 et 581.7 B748 2016.

Image

Gingembre-coquille (Alpinia zerumbet, Zingiberaceae)
Le monde en images © Claude Trudel 2017

La famille de cette plante est décrite aux pages 160-161 de la Botanique systématique.

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Botanique et horticulture / Références
Flore du Jardin botanique de Montréal (Plus de 2 000 photos)

01 septembre 2017

Prisonnier des pharaons / Harry Houdini


Le mystère attire le mystère. Depuis que mon nom est synonyme, dans le monde entier, d’artiste capable de relever les plus incroyables défis, les gens se sont mis à trouver dans mon métier l’explication à toutes les aventures et histoires étranges qui m’arrivaient du fait de mes activités et centres d’intérêt.

À la demande expresse de son éditeur, Harry Houdini a écrit un reportage quatorze ans après les faits étranges relatés dans Prisonnier des pharaons. Bien qu’étant connus des autorités égyptiennes, les événements terrifiants survenus en 1910 sont cachés pour ne pas épeurer les touristes.

En route vers l’Australie, depuis l’Angleterre, le narrateur-protagoniste décide d’effectuer un séjour privé en Égypte avec sa femme. Après avoir traversé la France et la Méditerranée, le couple arrive à Port-Saïd. Au cours de ce trajet, le prestidigitateur révèle son identité, contrevenant ainsi à son intention première de voyager incognito. Le voyage se poursuit en train jusqu’à la capitale égyptienne.

Au lendemain de leur arrivée, le couple effectue une visite enchanteresse dans le Vieux-Caire avec le guide Abdul Reis el-Drogman. Le matin suivant, le couple visite les pyramides avec leur guide local. Le soir venu, le narrateur se promène dans le pittoresque quartier arabe avec Abdul Reis. Au cours de la randonnée, un conflit surgit entre son guide et quelques badauds. Le narrateur intervient alors pour apaiser les tensions. Cet événement insolite déclenche une série de péripéties aussi dramatiques que fantastiques.

La suite de l’aventure se poursuit dans la seconde partie de cette nouvelle littéraire écrite par l’auteur américain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937). Mais laissons aux lecteurs le plaisir de découvrir l’imagination furibonde du célèbre auteur de récits fantastiques, d’horreur et de science-fiction.

Références

Houdini, Harry [pseudonyme utilisé par H. P. Lovecraft]. - «Prisonnier des pharaons» (1924), dans Lovecraft, H. P. - Les montagnes hallucinés. - Traduction par David Camus. - Saint-Laurent d’Oingt (France): Les Éditions Mnémos, 2015. - 384p. - ISBN 978-2-35408-305-2. - P. 56-96. - [Citation, p. 57]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: LOV (2015) et Lovecraft L8978m (2013).

Lovecraft - Prisonnier des Pharaons (Version audio publiée le 9 août 2015, YouTube, 1:14:02)

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Les Pyramides de Gizeh (Égypte) - Ricardo Liberato / 19 juin 2006 (Wikimedia Commons)

Sur la Toile

Politique, pop culture, littérature, philo: la grande résurrection de Lovecraft (David Caviglioli, Le Nouvel Observateur, 21 avril 2016)

27 août 2017

Le spectre électromagnétique


Les auteures Kimberly Arcand et Megan Watzke ont publié un livre exceptionnel intitulé Lumière, le spectre visible et au-delà. L’ouvrage compte dix parties: une introduction, sept chapitres portant respectivement sur chacune des sept formes de lumière, un épilogue et des compléments.

La mise en page dégagée, l’agencement, la concision et la clarté des exposés, ainsi que la richesse documentaire fournie par les innombrables illustrations, rendent captivante la lecture de ce livre.

Sur une double page, le sommaire est présenté sur une photo d’aurore boréale prise par des astronautes à bord de la Station spatiale internationale.

L’introduction fournit les clés indispensables pour comprendre le spectre électromagnétique constitué des sept types de lumière. Pour représenter les températures et les longueurs d’onde de ces types de lumière, les auteures recourent à la métaphore d’un thermomètre. Le tableau périodique des éléments est aussi expliqué, de même que certains termes: longueur d’onde, fréquence, amplitude, oscillation. Par ailleurs, des exemples d’observatoires utilisant chaque longueur d’onde figurent sur une image: NRAO, Planck, Spitzer, Hubble, SDO, Chandra et Fermi.

Après avoir pris connaissance de ces notions de base, le lecteur peut entreprendre la lecture des sept chapitres: ondes radio, micro-ondes, infrarouges, lumière visible, ultraviolet, rayons X et rayons gamma. Ces chapitres sont ainsi structurés:

- la page de titre: introduction; fiche d’identité (thermomètre, longueur d’onde, fréquence, énergie, atteinte de la surface de la Terre, instruments scientifiques, caractéristique de l’onde étudiée);

- la rubrique La lumière du jour: introduction; exposé subdivisé en plusieurs sections;

- la rubrique Plein feu sur un scientifique (Henrich Rudolf Hertz, James Clerk Maxwell, William Herschel, Isaac Newton, Johann Ritter, Marie Curie, Henri Becquerel, Paul Villard et Ernest Rutheford);

- la rubrique D’un bout à l’autre du spectre (La vitesse de la lumière, Les fuites de la lumière, La réflexion, La réfraction, La fluorescence, Les collisions atomiques, Les décharges électriques);

- la rubrique Aux quatre coins de l’Univers (découvertes et applications humaines).

Toutes ces rubriques sont abondamment illustrées. Les images sont souvent affichées sur une pleine page ou une double page. De plus, elles sont admirablement bien légendées.

L’épilogue est constitué de la même manière que les différents chapitres. Toutefois son contenu porte sur l’ensemble des types de lumières utilisés d’une façon concomitante. Les exemples cités portent notamment sur la peinture artistique. La rubrique D’un bout à l’autre du spectre traite du phénomène des ombres.

Plusieurs capsules thématiques sont réparties dans les différentes parties de l’ouvrage: Qu’est-ce qu’une année-lumière?, Longueur d’onde vs fréquence, La fausse couleur, le Seti et le signal Wow!, Les radars, Le four à micro-ondes, Du maser au laser, Partout, des planètes, Animaux et infrarouges, Le fonctionnement de nos yeux, La photosynthèse, L’aphakie, UV-A, UV-B et UV-C, La vision à rayons X de Superman, Les rayons X venus de l’espace, Les flashs de rayons gamma terrestres, Notre terre, en rayons gamma, Capturer la lumière dans les arts, Explorer l’infiniment petit.

Les compléments proposent des outils de repérage: remerciements (AIL2015 entre autres), glossaire, crédits photographiques et index.

Quel livre formidable!

Références

Arcand, Kimberly; Watzke, Megan. - Lumière, le spectre visible et au-delà. - Paris: Éditions Place des Victoires, 2016. - 208p. - ISBN 978-2-8099-1437-5. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 535.0222 A668L 2016.

Le lecteur désirant prolonger l’exploration des divers types de lumière pourra consulter les sites des observatoires présentés sous les rubriques Aux quatre coins de l’Univers. Outre celui de l’ESO (multilingue), signalons les sites suivants:

1° ondes radio > DSN - NRAO
2° micro-ondes > ALMA - Planck
3° infrarouges > Spitzer
4° lumière visible > Hubble
5° ultraviolets > GALEX - SDO
6° rayons X > Chandra - XMM-Newton
7° rayons gamma > CGRO - Fermi - MAGIC

Le prochain Jour international de la lumière se déroulera le 16 mai 2018.

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Soleil - Sun Primer: Why NASA Scientists Observe the Sun in Different Wavelengths (Présentation mise à jour le 4 août 2017).

This collage of solar images from NASA's Solar Dynamics Observatory (SDO) shows how observations of the sun in different wavelengths helps highlight different aspects of the sun's surface and atmosphere. - Credits: NASA/SDO/Goddard Space Flight Center.

Cette image composite figure sur la page couverture et sur la première page du livre Lumière, le spectre visible et au-delà. Elle est aussi reproduite et légendée dans l’introduction, à la page onze. Sa source est indiquée à la page 198: NASA / SDO.

Sur la Toile

Astronomie et espace (Formatic 2000)

Les ressources de ce répertoire sont ainsi regroupées: Actualités, Agences (portails, sites spécialisés), Associations, Atlas du ciel, Bases de données (images, catalogues), Dictionnaires, Gratuiciels, Instituts, Observatoires, Périodiques, Planétarium, Répertoires de sites, Système solaire, Ressources générales, Références.

18 août 2017

Théories et pratiques de la pédagogie


Cet ouvrage propose une introduction générale à l’histoire de la pédagogie occidentale et présente les principales conceptions qui ont marqué l’évolution des idées et des pratiques éducatives concernant l’enseignement, l’apprentissage, l’organisation de la classe, et ce, de l’Antiquité grecque à nos jours. (Clermont Gauthier et Maurice Tardif)

La pédagogie. Théories et pratiques de l’Antiquité à nos jours est un ouvrage collectif publié chez Gaëtan Morin éditeur. Comme les autres livres de cette maison d’édition, ce livre bénéficie d’une mise en page exemplaire.

Publié sous la direction des professeurs Clermont Gauthier (Université Laval) et Maurice Tardif (Université de Montréal), cet ouvrage didactique est destiné principalement aux futurs enseignants, mais aussi à toutes les personnes intéressées au domaine éducatif.

La partie initiale comprend la présentation des collaborateurs, l’avant-propos, les remerciements et la table des matières détaillée (six pages).

Le corps de l’ouvrage est divisé en trois parties:

1° les fondements historiques de la pédagogie: Grèce, Rome, Moyen Âge, Renaissance, 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle;

2° les figures marquantes de la pédagogie au 20e siècle: Dewey, Montessori, Neill, Freinet, Rogers, Freire;

3° les grandes théories psychologiques et scientifiques de la pédagogie: béhaviorisme, constructivisme, cognitivisme, enseignement explicite, conclusion.

Chacune de ces trois parties débute par une introduction générale. Les chapitres qu’elles regroupent sont ainsi structurés: illustration, titre, auteur, objectifs d’apprentissage, introduction, exposé hiérarchisé (avec des notes infrapaginales), illustrations (image, tableau, figure), conclusion, résumé, questions et activités d’apprentissage. Les liens entre les divers chapitres et les trois parties sont rappelés d’une façon concise et judicieuse.

Le manuel est complété par une bibliographie, les sources iconographiques et un index.

La lecture de cette histoire de la pédagogie occidentale est passionnante. Les futur(e)s enseignant(e)s vont sans doute consulter ce livre comme un usuel pendant leur formation, puis comme un libre de référence tout au long de leur carrière.

Référence

Gauthier, Clermont; Tardi, Maurice; dir. - La pédagogie. Théories et pratiques de l’Antiquité à nos jours. - 4e éd. - Montréal: Gaëtan Morin éditeur, 2017. - xiv-298p. - ISBN 978-2-89632-120-9. - [Citation, p. V]. - BAnQ: 370.1 P3711 2017.

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Cette peinture du siècle d’or des Pays-Bas est reproduite sur la page couverture du livre:

Source / L’école du village (Jan Steen, 1670) (Wikipedia Commons)

Analyse / L'école de l'ironie (Une salle de classe par Jan Steen) (Jean-Christophe Pucek)

13 août 2017

Montréal, la cité des cités


Le présent ouvrage vise à montrer la diversité qui caractérise Montréal, diversité qui, au fil des ans, a eu un effet structurant en fait de morphologie urbaine, à l’échelle des quartiers, si bien que certaines collectivités ont développé une image et une indenté propres, assumées par leurs résidents, reconnues socialement et, souvent, affichées publiquement. Plusieurs de ces collectivités sont associées à des territoires aux limites reconnues et reçoivent de façon officielle ou officieuses des noms évocateurs de leur identité.


Sous la direction de Juan-Luis Klein et Richard Shearmur, les Presses de l’Université du Québec viennent de publier un recueil d’essais sur plusieurs quartiers typiques de la métropole.

Un avant-propos, la table des matières détaillée, les listes des figures, des tableaux, des sigles et des acronymes, et l’introduction précèdent les douze chapitres regroupés en trois parties:

I - Les villages urbains et l’empreinte culturelle > Plateau-Mont-Royal, Village gai, Quartier chinois, Parc-Extension

II - Les quartiers ouvriers en reconstruction > Quartiers du Sud-Ouest, Mile-End, Rosemont, Petite-Patrie

III - Les projets structurants et les nouveaux enjeux > Quartier des spectacles, Quartier international, Cité du multimédia, Saint-Michel.

L’introduction présente la diversité générale de la ville de Montréal, la construction des récits urbains selon les conceptions de différents spécialistes, la localisation des quartiers traités dans le livre, une rétrospective de l’évolution sociale et économique de la métropole (industrialisation, reconstructions de l’après-guerre, reconversion; la nouvelle économie, le tournant des années 2000), la structure et le contenu de l’ouvrage. Cette longue, instructive et captivante introduction est complétée par une conclusion et une bibliographie.

Les chapitres sont constitués d’une façon similaire: titre, auteur(s), introduction, développement (en plusieurs séquences hiérarchiques et chronologiques), conclusion, bibliographie. Plusieurs illustrations accompagnent les exposés des spécialistes, dont le plan et des photos du quartier étudié.

L’ouvrage est complété par un épilogue, une bibliographie et des notices biographiques sur les quinze contributeurs.


Référence

Klein, Juan-Luis; Shearmur, Richard; dir. - Montréal: la cité des cités. - Montréal: Presses de l'Université du Québec (PUQ), 2017. - xxi-273p. - ISBN 307.336209714 M8111 2017. - [Citations: Introduction, p. 1]. - BAnQ: 307.336209714 M8111 2017. [Version numérique].

Photos

Parc des locomotives, Résidence rue William-Tremblay, Parc J.-Arthur-Champagne / Site Angus (Rosemont) © Claude Trudel 2017

03 août 2017

La Princesse de Clèves


- Croyez-vous, Madame, lui dit Monsieur de Nemours, en se jetant à ses genoux, que je n’expire pas à vos pieds de joie et de transport?

Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de Lafayette (1634-1693) est l’auteure anonyme de La Princesse de Clèves. Elle a fait publier cette nouvelle en 1678, chez Claude Barbin, à Paris.

Plusieurs éditions contemporaines sont offertes au lecteur désirant approfondir sa compréhension de La Princesse de Clèves. J’ai choisi celle des Éditions Flammarion pour sa richesse documentaire et sa mise en page dégagée.

La présentation de ce chef-d’œuvre, par Jean Mesnard, aborde plusieurs thèmes au cours de soixante-deux pages:

- la justification de l’analyse de l’œuvre
- le genre de l’œuvre
- la période choisie (1558-1559)
- la vie à la cour
- les tonalités des amours
- le climat poétique
- le charme de l’œuvre.

Cette présentation est précédée d’une entrevue de neuf pages avec l’écrivaine Marie Darrieussecq. Celle-ci explique pourquoi elle aime La Princesse de Clèves. La scène de l’aveu au pavillon de Coulommiers est au cœur de ses explications.

Le dossier de quarante-cinq pages, par Jérôme Lecompte, présente et contextualise La Princesse de Clèves sous cinq volets:

1° Le roman et ses personnages au XVIIe siècle
2° L’œuvre vue par des contemporains
3° Un roman de la mondanité
4° Le modèle du roman d’analyse
5° Les adaptations cinématographiques.

Soulignons en plus deux outils de repérage proposés au lecteur pour se familiariser avec les personnages et les événements contemporains de La Princesse de Clèves: la table des personnages comptant près de deux cents entrées (seize pages) et la chronologie couvrant la vie de Madame de Lafayette (cinq pages).

Dans sa présentation, Jean Mesnard propose d’intituler ainsi les quatre parties de La Princesse de Clèves: «les amours de Mme de Valentinois, les amours de Mme de Tournon, les amours d’Anne de Boulen – ou d’Henri VIII –, les amours du vidame de Chartres».

Fort de tous ces préparatifs, commençons la lecture ou relecture de la nouvelle: La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux...

Référence

Madame de Lafayette. - La Princesse de Clèves. - Présentation, note sur l’établissement du texte, appendices, glossaire, table des personnages, chronologie, biographie, par Jean Mesnard. - Dossier et complément bibliographique, par Jérôme Lecompte. - Entrevue intitulée «Marie Darrieussecq, pourquoi aimez-vous La Princesse de Clèves?» - Paris: Flammarion, 2009. - i-x, 7-362. - (GF, n° 1425). - ISBN 978-2- 0812-2917-4. - [Citations, p. 241, 45 et 77]. - Bibliothèques de Montréal: LAF.

Les Bibliothèques de Montréal et la Grande Bibliothèque (BAnQ) offrent plusieurs autres éditions de La Princesse de Clèves. Par ailleurs, des versions numériques gratuites de cette œuvre sont disponibles sur la Toile, dont celle diffusée par la Bibliothèque électronique du Québec (BéQ).

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Madame de Lafayette. - La Princesse de Clèves. - Illustrations en couleurs par Serge de Solomko. - Paris: Librairie des amateurs, 1925. - Vue 223, page 207. - Source Gallica / Bibliothèque nationale de France (BnF), mise en ligne le 3 avril 2017.

29 juillet 2017

Hubert Reeves / Des fleurs aux étoiles


À l’occasion de la publication de son nouveau livre, J’ai vu une fleur sauvage, le célèbre astrophysicien québécois Hubert Reeves a accordé une entrevue à Tuan Trieu-Hoang. Cette longue entrevue a été publiée dans la populaire revue L’Itinéraire.

L’entretien a porté sur une foule de sujets, dont ceux-ci:

- la destruction de la planète par l’exploitation des richesses, la déforestation, le gaspillage et la pollution;

- les responsables des changements climatiques;

- l’intérêt de l’astrophysicien envers les fleurs;

- le plaisir d’être dans la nature légué en héritage;

- le métier d’astrophysicien;

- la fabrication des atomes constitutifs des humains;

- la formation de l’Univers et de notre système solaire;

- pourquoi explorer l’espace;

- la possibilité de la vie extraterrestre;

- les avantages de l’industrie spatiale;

- les relations entre la religion et la science.

Comme on peut le constater, Tuan Trieu-Hoang a posé des questions importantes, diversifiées et pointues à son interlocuteur. En guise de conclusion à cette brève présentation d’une entrevue enrichissante et captivante, citons la dernière question/réponse:

- Quand vous êtes dans votre jardin parmi les fleurs, êtes-vous toujours fasciné par les merveilles de la nature qui vous entoure?
- Absolument. Je suis toujours émerveillé. Je n’en finis jamais d’être émerveillé.

Félicitations à Tuan Trieu-Hoang pour cet entretien exemplaire! Merci à Hubert Reeves pour sa disponibilité et ses réponses chaleureuses.

Référence

Des fleurs aux étoiles (Entrevue avec Hubert Reeves, par Tuan Trieu-Hoang, camelot à la station de métro Henri-Bourassa, L’Itinéraire, vol. XXIV, n° 14, 15 juillet 2017, p. 28-31).

Vendus dans de nombreux points de vente, notamment aux stations de métro, les numéros de cette revue bimensuelle peuvent aussi être consultés dans les Bibliothèques de Montréal et à la Grande Bibliothèque (BAnQ).

Référence complémentaire

Reeves, Hubert. - J’ai vu une fleur sauvage. L’herbier de Malicorne. - Paris: Seuil, 2017. - 246p. - (Science ouverte). - ISBN 978-2-0212-9088-2. - BAnQ: 582.130944412 R3321j 2017.

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Populage des marais (Caltha palustris, Ranunculaceae) / Flore du Jardin botanique de Montréal (près de 2000 photos en libre accès).

28 juillet 2017

La recherche des baleines noires


Dans L’odyssée des illusions, Jean Lemire relate avec passion ses grandes missions océaniques. Sa deuxième expédition, intitulée Mission baleines dans le sillage des anciens baleiniers de Nantucket, porte sur les baleines noires. Cette entreprise a été réalisée conjointement avec l’équipe de scientifiques de l’aquarium de Boston.

Le récit du célèbre biologiste québécois se déroule en trois temps. Les anciens baleiniers de la Nouvelle-Angleterre visaient le commerce de l’huile et des fanons des baleines, en particulier des baleines noires faciles à pêcher. Les techniques utilisées par ces pêcheurs font l’objet d’une description minutieuse. Une carte marine dressée à l’époque de la chasse intensive à la baleine permet de localiser l’île de Nantucket au large du Cape Cod, ainsi que la baie de Fundy bordant le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse:


L’auteur poursuit son récit en comparant ces anciens chasseurs aux scientifiques contemporains, ceux-ci visant la connaissance scientifique des baleines noires et leur protection. Il souligne d'ailleurs que seulement 300 baleines noires sont actuellement en vie. L’observation de baleines noires dans la baie de Fundy fait l’objet d’une longue et captivante description.

Dans un troisième temps, Jean Lemire raconte comment son équipe et celle des scientifiques bostonnais ont recherché la présence de baleines noires dans les anciens territoires de pêche au large de l’Islande. Après plusieurs semaines en mer, leur recherche a été fructueuse puisqu’ils ont réussi à découvrir une baleine noire solitaire. Avec d’infinies précautions et une approche raffinée, un échantillon de peau a même été prélevé sur cette baleine, sans risque pour le mammifère.

La lecture de ce récit est aussi plaisante qu’instructive. Par ailleurs, dix superbes et grandes photos de baleines noires illustrent les propos de l'auteur.

L’actualité nous rappelle que les baleines noires sont une espèce en voie de disparition. Plusieurs efforts sont faits pour les sauvegarder, non sans danger. Ainsi Mackie Green, un pêcheur du Nouveau-Brunswick, est mort récemment en cherchant à sauver une baleine noire.

Référence

Lemire, Jean. - L’odyssée des illusions: 25 ans à parcourir la planète. - Montréal, Les Éditions La Presse, 2016. - 215p. - ISBN 978-2-89705-502-8. - Voir: «Mission baleines dans le sillage des anciens baleiniers de Nantucket», p. 48-67. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 508.3162 L554o 2016 et 508.3162 L5544o 2016.

Lecture complémentaire

Laist, David W. - North Atlantic Right Whales: From Hunted Leviathan to Conservation Icon. - Baltimore: Johns Hopkins University Press, 2017. - xx-432p. - ISBN 978-1-4214-2098-1. - BAnQ: 599.5273 L189n 2017.

Carte

1778 - Carte marine des côtes nord-atlantiques - The Atlantic Neptune / Coast of Nova Scotia, New England and New York - Joseph Frederick Wallet Des Barres (1722-1824) - Bibliothèque du Congrès.

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Baleine noire - North Atlantic Right Whale (Moira Brown and New England Aquarium) (Wikimedia Commons).

Sur la Toile

Jean Lemire (Biographie) (Wikipédia)
1000 jours pour la planète (Jean Lemire)

Baleine noire (Baleines en direct)
Baleine noire de l'Atlantique Nord (Eubalaena glacialis) - Pêches et Océans Canada (Gouvernement fédéral du Canada)
North Atlantic Right Whales (Eubalaena glacialis) - National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) (Gouvernement des États-Unis d’Amérique)

Baleines noires retrouvées mortes (La Presse canadienne, La Presse, 30 juin 2017)
Un pêcheur meurt en libérant une baleine noire (La Presse canadienne, La Presse, 11 juillet 2017)
Deux autres baleines noires sont retrouvées mortes (La Presse canadienne, Journal Métro, 30 juillet 2017)
Baleines en péril (Brian Myles, Le Devoir, 7 août 2017)

24 juillet 2017

L’enfant de Bruges / Gilbert Sinoué

Deux éléments de la quatrième page de couverture m’ont incité à emprunter ce roman: le nom du peintre Jan Van Eyck et l’annonce de plusieurs assassinats mystérieux. Un détail du Portrait d’un jeune garçon (1483), par Bernardino Pinturicchio (1454-1513), est reproduit sur la page couverture.

L’histoire se déroule au Quattrocento, plus précisément en 1441, tant en Flandre qu’en Toscane. C’est l’époque de la Première Renaissance, celle de la révolution artistique et intellectuelle qui marque un tournant dans l’histoire de la civilisation occidentale.


- Approche. Je vais te révéler l’un des secrets de ce retable.
(Jan Van Eyck)

L’auteur convie dans les multiples péripéties du roman une foule de personnages historiques, tout particulièrement des artistes, des banquiers et des chefs d’État. Les portraits de ces personnalités sont développés avec beaucoup de précision, tels ceux d’Henri le Navigateur (1394-1460) et de Cosme de Médicis (1389-1464). Les arts, les échanges commerciaux, les rivalités territoriales, les guerres et le monde de la navigation sont aussi et notamment bien décrits.

Le cadre général du récit est un rappel captivant de la société européenne à fin du 15e siècle, mais un grand nombre de péripéties sont invraisemblables ou des plus fantaisistes. Pour tout dire, l’histoire est cousue de fils blancs. Mais qu’importe, puisque le style d’écriture de l’auteur est plaisant.

Bien sûr, ce roman historique est un polar… meurtres et tentatives de meurtre le démontrent. Mais la révélation du Grand Secret présente plus d’intérêt.

Référence

Sinoué, Gilbert. - L’enfant de Bruges. - Paris: Gallimard, 20015 © 1999. - 438p. - (Folio, n° 3477). - ISBN 987-2-07-041737-7. - [Citation, p. 78-79]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: SIN et Sinoué S61799e.

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Agneau mystique (Hubert et Jan Van Eyck, 1432) (Wikipédia)

Le retable est décrit aux pages 79-80 de L’enfant de Bruges.

Sur la Toile

Les frères Van Eyck, L'agneau mystique (Dare-d’Art) (Partie 1) (Partie 2)

Van Eyck, Ghent Altarpiece (Khan Academy) (Vidéo) (Partie 1) (Partie 2)

15 juillet 2017

Buenos Aires Noir / Amour éternel

Buenos Aires est un endroit tellement invraisemblable qu’il fallut la construire deux fois. […] Cette double naissance, douloureuse et sinistre, marquera à jamais le caractère et le tempérament de la ville. […] Ville de contrastes et de contradictions, constamment au bord du chaos, Buenos Aires vous fait chavirer le cœur par son désordre et sa violence, sa circulation anarchique, sans règle ni ordre, où règnent l’insulte facile et le bruit assourdissant des pots d’échappement, des klaxons et des esclandres.

C’est en ces termes que le célèbre écrivain Ernesto Mallo présente son anthologie de nouvelles se déroulant dans la capitale argentine. Le recueil contient quatorze récits composés par autant d’auteurs différents. Les notices biographies de ces nouvellistes sont présentées en fin d’ouvrage.

La première page du livre contient un plan de Buenos Aires permettant de localiser les quatorze quartiers où se déroulent les nouvelles, celles-ci étant regroupées sous trois thèmes:

1° Amour > San Telmo, Núñez, Caballito

2° Infidélités > Belgrano, Once, Chacarita

3° Crimes imparfaits > Parque Chas, Mataderos, Palermo, Almagro, Villa 31/Barrio Parque, Recoleta, Monte Castro, Bajo Flores.

Voyons un exemple.

La nouvelle composée par Ernesto Mallo est intitulée Amour éternel.

Le narrateur protagoniste, Pablo Maese, sculpteur de son métier, reçoit une commande gouvernementale visant à rendre hommage à Eva Perón.

Au cours de son récit de quatorze pages, l’auteur fait successivement les portraits saisissants de personnages typiques reflétant différentes classes sociales: son modèle et la mère de celle-ci, un commissaire et son assistant, les employés de son studio, un ministre et son épouse, une foule de fonctionnaires.

Le quartier Once, où se déroule l’action, et les lieux fréquentés par ces personnages sont décrits avec minutie, un autre des traits caractéristiques de l’écriture de Mallo.

Les références artistiques sont nombreuses: Ricardo Carpani, Michel Ange, Ettore Scola, Edgar Degas, Benvenuto Cellini, Rubén Blades, Sandro Botticelli, Fernando Botero.

Bien sûr, tous ces éléments sont subordonnés à la trame narrative axée sur des relations amoureuses. Les six segments de la nouvelle pourraient d’ailleurs être ainsi dénommés: Commande, Maître, Modèle, Irruptions, Trahison, Vengeance.

Référence

Mallo, Ernesto. - Buenos Aires Noir. - Traduit de l’espagnol (Argentine) par Olivier Hamilton et Hélène Serrano. - Paris: Asphalte, 2016. - 215p. - ISBN 978-2-918767-60-2. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: Buen 2016 et 863.087208092 B9287 2016.

Articles connexes

Un commissaire désespéré (Ernesto Mallo)
Un voyou argentin (Ernesto Mallo)

Le chef-d’œuvre de Roberto Arlt
L’Argentine par les textes
Un roman énigmatique (Hernán Ronsino)
La maison en papier (Carlos María Domínguez)
Dans ses yeux (Juan José Campanella)
Buenos Aires (1516-1996)
Buenos Aires : Corto Maltese, Tango
Buenos Aires (Argentine)

07 juillet 2017

30 plantes miracles

L’amateur jardinier trouvera dans ce livre la présentation de trente plantes douées de vertus médicinales ou nutritionnelles particulièrement intéressantes avec leurs vertus, leur composition, leurs usages et la manière de les cultiver de façon à pouvoir profiter chez soi, directement, de leurs bienfaits.

Un nouveau livre des prolifiques auteurs François Couplan et Aymeric Lazarin: Étonnantes plantes à cultiver vous-même, aux Éditions du Belvédère. De nombreuses photographies prises par François Couplan illustrent le volume.

Les auteurs présentent ainsi chacune des trente «plantes miracles» sélectionnées:

- Nom vernaculaire, nom scientifique, famille
- Introduction (plus ou moins développée)
- Présentation et description
- Les vertus de la plante (explications)
- Préparations et utilisations
- Culture (notice, milieu naturel, culture, ravageurs et maladies).

À titre d’exemple, citons les vertus de quatre plantes présentées dans cet ouvrage. Chaque vertu est expliquée par les auteurs. Les photos ci-dessous sont tirées du site Le monde en images.

Argousier, Hippophaë rhamnoides, Éléagnacées / Antianémique, antioxydant, dermoprotecteur (cicatrisant), immunostimulant


Lyciet de Barbarie, Lycium barbarum, Solanacées / Anti-âge, anti-cholestérol, antidiabétique, antioxydant, antitumoral, aphrodisiaque, immunostimulant, protecteur hépatique, régulateur de la tension artérielle, régulateur hormonal, stimulateur cérébral


Mélisse, Melissa officinalis, Lamiacées / Antiviral, digestif, sédatif


Souci, Calendula officinalis, Astéracées / Adoucissant ophtalmique, anti-dermites, cicatrisant, coricide, dépuratif, emménagogue, homéopathie


La mise en page du guide est remarquable et les explications des auteurs sont limpides.

Référence

Couplan, François; Lazarin, Aymeric. - Étonnantes plantes à cultiver vous-même. Cuisine, santé et bien-être. - Pontarlier (France): Éditions du Belvédère, 2016. - 159p. - ISBN 978-2-88419-448-8. - [Citation, p. 8]. - BAnQ: 635 C.

La Grande Bibliothèque (BAnQ) offre à ses usagers plusieurs autres livres de ces auteurs.

Photos

Le mode en images (CCDMD)

Les photos prises par Claude Trudel au Jardin botanique de Montréal ont une dimension de 2048 x 1152 pixels. Elles peuvent être utilisées gratuitement à des fins éducatives non commerciales, sous une licence CC BY-NC-SA. Chaque photo est accompagnée d’une fiche signalétique contenant des informations botaniques, relationnelles et techniques. Les informations botaniques fournissent le nom commun (français, anglais) le nom scientifique (latin), la famille (latin) et l’origine (horticole ou autre) de la plante.

30 juin 2017

Les plans de grandes villes

Beautiful as well as useful, historic as well as contemporary, city maps record the molding of the environment as humans create the key places in which they interact and seek to determine their development. […] As this excellent collection makes clear, cities are centers of political, economic, religious, and cultural power. (Jeremy Black)

Les Éditions DK ont publié un recueil luxueux de plans urbains regroupés sous six thèmes:

1 - Anciennes cités > Rome, Jérusalem, Bianjing (Kaifeng), Constantinople (Byzance, Istamboul), Alexandrie, Tenochtitlan et Mexico

2 - Centres commerciaux moyenâgeux > Stockholm, Londres, Dublin, Amsterdam, Gand, Marseille, Francfort, Vratislavie, Lisbonne, Barcelone, Venise, Florence

3 - Capitales impériales > Vienne, Beijing, Madrid, Kyoto, Berlin, Séoul, Prague, Moscou

4 - Villes coloniales > Sydney, San Francisco, Batavia (Jakarta), Québec, Saint-Domingue, Le Cap

5 - Cités idéales > Washington, Le Caire, Paris, Édimbourg, Saint-Pétersbourg, Bagdad

6 - Mégapoles > Rio de Janeiro, Shanghai, Nouvelle-Amsterdam et New-York, Tokyo.

Chaque partie débute par une introduction. Chaque plan urbain est illustré par un ou plusieurs documents cartographiques. Ces plans sont accompagnés respectivement d’une notice bibliographique, d’un encadré (sur le cartographe du plan ou sur un élément contextuel).

Plusieurs plans sont accompagnés d’extraits agrandis et commentés. Ainsi, le plan de la ville de Québec (1744), dressé par Jacques-Nicolas Bellin, est accompagné de trois extraits: Hôtel-Dieu, Église et séminaire, Fort Saint-Louis.



Par ailleurs, certaines villes bénéficient de la présentation de plusieurs plans. Ainsi, trois plans de la ville de Paris sont reproduits et présentés (avec des extraits commentés de chacun de ces plans):

- plan de 1615 dressé par Matthäus Merian:


- plan de 1739 dressé par Louis Bretez:


- plan de 1878 dressé par Édouard Dumas-Vorzet:


Outre ces plans de Québec et de Paris, les plans des villes suivantes méritent d’être soulignés: Florence (anonyme, d’après Lorenzo Rosselli, 1490), Constantinople (Piri Reis, 1521-1526), Vienne (Niklas Meldemann, 1529), Frankfort (Georg Braun et Franz Hogenburg, 1572), Berlin (anonyme, d’après Johann Bernard Schultz, 1688), Barcelone (anonyme, 1706), Saint-Pétersbourg (Johann Baptist Homann, vers1721), Rome (Giambattista, 1748), Marseille (Joseph Razaud, 1754), Dublin (John Rocque, 1756), Stockholm (Carl Fredrik Akrell, 1805), Prague (Joseph Jüttner, 1820), Rio de Janeiro (Arthur Duarte Ribeiro, 1929).

Préfacé par le professeur Jeremy Black (Université d’Exeter), l’ouvrage est complété par un index, les remerciements d’usage et les crédits photographiques.

La collection de plans urbains présentés dans ce recueil cartographique favorise la compréhension du développement des villes à travers l’espace et le temps. Les reproductions sont de haute qualité. Les exposés sont concis et agencés d’une façon didactique.

Référence

Atkinson, Sam, dir. - Great City Maps. - Préface par Jeremy Black. - New-York: DK Publishing (Penguin Random House / Smithsonian), 2016. - 256p. - ISBN 978-1-4654-5358-7. - BAnQ: 912.09 G78686 2016.

Plans

1744 - Québec - Archives de Montréal - Éditions similaires: Gallica / BnF - Bibliothèque du Congrès
1615 - Paris - Wikipédia - Édition similaire: Gallica / BnF
1739 - Paris - Wikipédia - Édition similaire (planches): Gallica / BnF
1878 - Paris - Bibliothèque du Congrès

25 juin 2017

Aux origines de la décroissance

La genèse de ce livre collectif est relatée dans la préface, par Cédric Biagini, David Murray et Pierre Thiesset. L’anthologie présente les essais de cinquante penseurs contemporains sur les enjeux existentiels de la décroissance.

L’objectif du livre est simple: montrer en quoi les analyses de ces illustres devanciers peuvent stimuler les réflexions actuelles des partisans de la décroissance, et des autres!

Les penseurs en vedette sont ainsi présentés (exemple):

- un portrait de Michel Freitag illustré par Stéphane Torossian
- années de naissance et de décès (1935-2009)
- auteur de l’essai (Éric Martin)
- citations du penseur (3)
- biographie et idées du penseur commentées par l’essayiste
- bibliographie sommaire.

Seulement deux femmes font partie des cinquante penseurs sélectionnés: Hannah Arendt (1906-1975) et Simone Weil (1909-1943). Le choix des autres penseurs est des plus variés quant à leurs origines géographiques et leurs champs d’activités.

À titre d’exemple, des réflexions de quelques contributeurs tirées d’essais différents:

«L’œuvre par excellence est bien sûr l’œuvre d’art, la plus détachée de la visée utilitaire, la plus personnelle et la plus durable, qui peut survivre même à la société qui l’a produite.» (Annick Stevens dans Hannah Arendt, p. 27)

«L’avoir a remplacé l’être. Le sens de l’avoir est devenu dans nos sociétés modernes, aveuglées par la rapidité avec laquelle elles peuvent produire, le seul et unique sens. L’avoir est l’essence de l’être.» (Jacques Allaire dans Georges Bernanos, p. 34)

«[…] l’engagement dans la simplicité volontaire repose sur une victoire remportée sur soi-même, sur une émancipation à l’égard de ce qui nous encombre et nous aliène, et sur un travail intérieur de chaque jour.» (Frédéric Rognon dans Lanza del Vasco , p. 100)

«Les catastrophes qui pleuvent aujourd’hui sur nous illustrent déjà ce qui attend la nature, les sociétés et la vie lorsqu’on réduit à des choses instrumentalisables, à du combustible pour nourrir la logique du développement et de la croissance sans fin, laquelle ne s’arrêtera pas avant d’avoir fait du monde entier un déchet.» (Éric Martin dans Michel Freitag, p. 118)

«On peut dire qu’au lieu d’avoir un monde où les productions économique et technique sont encadrées par la culture afin de servir la vie, nous avons un monde où le but de l’existence devient l’accumulation infinie de la valeur sans égards aux besoins de la vie, et au détriment de la culture.» (Éric Martin dans Michel Henry, p. 163)

«Les besoins sont ceux imposés par la société de marché qui structure la domination. Derrière la possible amélioration du niveau de vie se cache une compensation qui n’est jamais énoncée: celle du contrôle accru et de plus en plus envahissant de la vie quotidienne.» (Patrick Vassort dans Herbert Marcuse, p. 224-225)

«La guerre contre la pauvreté stérilise les capacités de résistance à la misère dont est souvent riche la pauvreté traditionnelle. En d’autres termes, cette guerre tend à rendre les pauvres plus pauvres que les pauvres. C’est la guerre que livre l’État toutes les fois qu’il prétend attaquer la pauvreté dans ses manifestations les plus impopulaires aux yeux des dominants […].» (Jean Robert dans Majid Rahnema, p. 264)

«À ses yeux, la civilisation occidentale est d’abord une machine. Il ne s’agit pas d’une métaphore d’écrivain. Pour lui, l’occidentalisation du monde correspond à une mécanisation de la vie humaine, et ce processus mortifère, immoral, a une finalité marchande.» (Mohammed Taleb dans Rabindranath Tagore, p. 289)

Les penseurs sont présentés par ordre alphabétique. L’ouvrage est complété par des notices sur les trente-neuf contributeurs, dont quatre femmes, et une bibliographie générale. Le livre est d’une facture remarquable.

Référence

Biagini, Cédric; Murray, David; Thiesset, Pierre; dir. - Aux origines de la décroissance. Cinquante penseurs. - Illustrations par Stéphane Torossian. - Montréal: Écosociété, 2017. - 317p. - ISBN 978-2-89719-329-4. - [Citation, p.9]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 338.927 A943 2017.

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19 juin 2017

Pauline Julien, chanteuse et écrivaine


Chanteuse littéraire ou littéraire chantante? Pour moi, Pauline Julien restera toujours à la fois l’une et l’autre.

L’essai de Michel Rheault est constitué de deux grandes parties. La première porte sur l’analyse des textes de Pauline Julien: introduction, trois chapitres thématiques, conclusion et postface. La seconde partie compte trois appendices: liste des textes écrits par Pauline Julien, transcription des textes de trente-deux chansons de Pauline Julien, discographie de Pauline Julien. Par ailleurs, dix-huit photos de l’artiste sont insérées au milieu du livre.

Depuis sa tendre enfance, Michel Rheault s’est consacré à étudier les textes de Pauline Julien (1928-1998). Au moment de la publication de son étude Les voies parallèles de Pauline Julien, en 1993, il était professeur de littérature au Collège de Rosemont et chargé de cours au Département d’études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Il avait 30 ans, tandis que Pauline Julien était alors âgée de 65 ans.

Dans son introduction, l’auteur rappelle les débuts de la carrière de Pauline Julien en France dans les années 1950. Il présente ensuite les deux groupes d’artistes sur la scène québécoise des années 1960: les vedettes de la chanson commerciale et les chansonniers, Pauline Julien étant associée à ces derniers. La réputation de la célèbre chanteuse, tout au long de sa carrière, est confrontée aux réactions de l’artiste. Après cette rétrospective, l’auteur présente le sens de sa démarche et les thèmes abordés dans la première partie de son essai.

Le chapitre initial, L’art de la retouche, identifie et exemplifie les modifications apportées aux textes que Pauline Julie interprète dans les années 1960. Les procédés littéraires utilisés par l’artiste sont tour à tour décrits: l’inversion, la répétition, l’élision, la suppression, la substitution et l’adjonction.

Le chapitre suivant, L’écriture de la quête, est consacré aux premiers textes écrits par Pauline Julien au cours des années 1970, dans le contexte du mouvement féministe. Les caractéristiques et innovations de l’écriture de l’auteure portent sur des écarts grammaticaux, l’expression du désir, l’intertextualité féminine et la question de l’identité. Les voix interrogatives sont ensuite déclinées: le doute, l’interpellation de la collectivité, l’expression de l’opinion publique, l’appel à l’individu, l’introspection. Suite à ces observations, des constances sont dégagées: la question déterminante dans les textes de Pauline Julien (Que faire), et un discours sur la parole (Parler).

Le dernier chapitre, L’identité révélée par l’écriture, reconnaît la prise de parole par Pauline Julien après la renonciation du peuple québécois à l’indépendance. La chanteuse-écrivaine, considérée comme la passionaria du Québec, se révèle à elle-même et s’affirme sans interrogation.

Dans la conclusion, Michel Rheault évoque les ultimes productions littéraires de Pauline Julien: le spectacle Gémeaux croisées (avec Anne Sylvestre et Denise Boucher), en 1987, le récit de voyage Népal: l’échappée belle, en 1989, le spectacle Voix parallèles (avec Hélène Loiselle), en 1990, la pièce La maison cassée (avec Victor-Lévy Beaulieu), en 1991, et des lettres envoyées du Burkina-Faso, Je vous écris d’Afrique, où elle a été volontaire à l’internationale pendant plusieurs mois, en 1993.

Michel Rheault, dans sa postface, raconte l’histoire de sa passion envers Pauline Julien depuis l’âge de huit ans: «Par le biais de cette étude littéraire, j’ai donc voulu dire et redire, entre les lignes et sous les mots, la tendresse constante, l’infini respect et l’amitié tendre tendre douce douce que je porte à Pauline Julien.»

L’analyse de Michel Rheault nous amène à conclure que l’œuvre créatrice de Pauline Julien est exemplaire et toujours d’actualité.

Référence

Rheault, Michel. - Les voies parallèles de Pauline Julien / suivi de trente-deux chansons. - Montréal: VLB Éditeur, 1993. - 166p. - (Chansons et monologues, n° 7). - ISBN 2-89005-553-1 / 978-2-8900-5553-7. - [Citations, p. 72 et 73]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 841.914 JUL et 841.914 J94Yrh 1993.

Photo

Rosier grandiflora (Grandiflora Rose), Rosa ‘Rainbow Sorbet’, Rosaceae, Origine horticole, Jardin botanique de Montréal. - Le monde en images (Collection de Claude Trudel).

Références complémentaires

Calvet, Louis-Jean. - Pauline Julien. Présentation par Louis-Jean-Calvet. Choix de textes. Discographie, portraits. - Paris: Seghers, 1974. - 176p. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ (Bibliothèque centrale de Montréal / Collection Gagnon): C 841.99 C et 841.914 J944c 1974.

Desjardins, Louise. - Pauline Julien / la vie à mort / biographie. - Montréal: Leméac, 1999. - 434p. - ISBN 2-7609-5137-5. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 927.89412 J et 927.894 J944d 1999.

Rheault, Michel. - La question de l'identité dans l'écriture de Pauline Julien. - Mémoire de maîtrise en études littéraires. - Montréal: Université du Québec à Montréal, 1991. - Bibliothèque centrale / Monographies: AC20 U5511 M3068.

Sur la Toile

Pauline Julien (YouTube)
Pauline Julien (Encyclopédie canadienne)
Pauline Julien (Monique Giroux)
Michel Rheault (L’Île)

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